La main des sourds

Les familles de malentendants se mobilisent

La présidente du conseil général, Nassimah Dindar, a reçu, récemment, des familles du Rassemblement entendants sourds offensifs (Reso) et de l’atelier culturel de l’association Objectif sourds entendants (Oser),
Les parents étaient montés au créneau, avec le soutien de la députée communiste, Huguette Bello, pour se plaindre que le nombre d’heures d’interprétariat dont bénéficient leurs enfants scolarisés, des petites classes au BTS, avait diminué, depuis la rentrée, par rapport à la dernière année scolaire.

Embauche d’une interprète

L’accompagnement des enfants handicapés relevant de la compétence de l’État, des représentants de la Drass (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales), du rectorat, ainsi que du centre de Ressources de Sainte-Marie, ont participé aux discussions.
Le constat s’est imposé que les interprètes, aides à la communication et interfaces, trois catégories de personnel formé pour aider les élèves porteurs de handicap, se trouvaient en nombre insuffisant à la Réunion. Une jeune fille, étudiante en terminale, a elle-même expliqué combien l’absence partielle d’un interprète la pénalisait dans sa participation aux cours de philosophie.
A l’issue de la table-ronde, il a été décidé, pour les sept cas étudiés lors de cette rencontre, que le nombre d’heures d’interprétariat serait ramené à celui de l’an passé, avec un rattrapage du manque à gagner depuis la rentrée, dès la semaine prochaine.
A ces fins, le Département doit aider l’Arpeda (Association réunionnaise pour l’emploi des déficients auditifs) à embaucher une interprète supplémentaire.
“Les familles d’enfants porteurs de handicap ont besoin de dialogue, estime Nassimah Dindar. Elles se sentent seules, vivent des parcours difficiles, et les structures collectives ont parfois du mal à traiter chaque cas de façon individuelle, d’autant plus que les parcours scolaires sont éclatés, au fur et à mesure de la progression des élèves. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de priver d’un accompagnement indispensable des enfants qui réussissent dans leur scolarité”, ajoute-t-elle.
Les établissements scolaires réunionnais accueillent 1 791 enfants porteurs de handicap dans le premier degré, dont 54 malentendants, et 295 dans les collèges, dont 46 malentendants. La proportion de ces derniers augmente au fur et à mesure de la progression scolaire, raison pour laquelle la présidente du conseil général a annoncé que le Département tâcherait d’anticiper les besoins pour les élèves qui accéderont aux études universitaires.

Un article lu : http://www.clicanoo.com – 06/10/2004

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.