L’intégration scolaire des sourds continue

Ce mercredi matin, parmi les nouveaux élèves de Mme Françoise, quatre d’entre eux sont sourds ou malentendants. L’Institut Sainte-Marie de Namur et l’association École et Surdité poursuivent leur projet de développer un parcours fondamental complet adapté aux malentendants. Une nouvelle étape est franchie ce 1er septembre puisque quatre des dix-sept enfants sourds ou malentendants inscrits dans cette école entrent en 1e primaire.

Chaque rentrée représente un nouveau défi pour l’ASBL École et Surdité. Un défi financier car leur projet, unique en son genre, n’est toujours pas reconnu comme projet pilote par la Communauté française. Ce qui signifie qu’en dehors des 25.000 euros de subsides de la Région wallonne et de Cap 48, l’association doit trouver, chaque année, les fonds pour poursuivre l’aventure.

Nous devons rétribuer les institutrices, l’interprète, la « codeuse » (NDLR, le projet est basé sur le bilinguisme langue des signes et français), nous explique François Poncelet, administrateur délégué de l’ASBL. Ce qui équivaut à trois équivalents temps plein et demi. Et l’année prochaine, il nous faudra une troisième institutrice. Ce qui nous angoisse un peu, sauf à arrêter le projet.

Ce qui, à l’heure actuelle, n’est pas à l’ordre du jour. La principale préoccupation, aujourd’hui, c’est le cap de l’entrée en première primaire. Un cap fondamental puisque les enfants vont découvrir l’univers de la lecture et de l’écriture.

La difficulté, conclut la présidente de l’ASBL, Yvette Zegers de Beyl, sera de voir si nous, adultes, nous sommes assez talentueux pour amener les enfants à bien vivre le passage entre la langue gestuelle et l’écriture.

Un article lu : http://www.regions.be – 01/09/2004 à Belgique

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