Bepc : 3 sourds-muets parmi les 96 430 candidats

Il y a deux semaines, ces mêmes colonnes ont relaté des histoires bouleversantes, des histoires à scandale concernant quatre jeunes handicapés physiques, privés d’examens officiels, et trois autres sourds-muets qui risquaient de subir le même sort avec les épreuves du BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle).

Les handicapés physiques avaient été empêchés de se présenter à des concours d’entrée dans les écoles normales de Toliara et de Mahajanga pour le recrutement d’élèves-maîtres d’école. Et les éducateurs-traducteurs des sourds-muets n’avaient pas l’autorisation des « responsables subalternes » d’assister ces jeunes candidats le premier jour, à la première heure des épreuves. Cela, juste le temps de leur indiquer les règles du jeu et toutes les autres formalités à acquitter comme l’inscription des noms et du numéro sur la feuille d’examen, etc.

Après des demandes « en haut lieu », finalement la DIRESEB (Direction de l’Enseignement Secondaire) a délivré une autorisation de présence des éducateurs-traducteurs, qui, évidemment quitteront la salle d’examen après avoir donné les indications nécessaires.

Aussi, Ando Anthony Andrianjafindraseta, Marie Viviane Raveloharisoa et Hanitralalao Sylvia Razanatsimba pourront-ils composer aux épreuves du BEPC ce lundi, et feront partie des quelque 96.430 candidats répartis à travers le pays.

Un heureux dénouement, même s’il a fallu des interventions pour faire reconnaître que les personnes handicapées, malgré leur infortune, sont des citoyens à part entière et doivent ainsi jouir des mêmes droits que tout le monde.

Un article lu : allAfrica.com – 19/06/2004 à Afrique

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