La main des sourds

Institut des jeunes sourds: une exposition et des retrouvailles

Un moment fort pour tous les sourds. Hier, les anciens élèves de Metz et de Lorraine ayant fréquenté les bancs de l’institut national des jeunes sourds (INJS) se sont retrouvés pour un instant de convivialité. Une exposition photos a ravivé de beaux souvenirs.

L’initiative a permis aux anciens de l’institut national des jeunes sourds de se revoir lors d’une journée d’échanges, de convivialité et de retrouvailles. “Beaucoup de sourds, absents ou présents se souviennent sans doute de leurs anciens professeurs er éducateurs. L’exposition photos qui se tient actuellement au foyer témoigne de la ténacité de leurs souvenirs>.

En remontant dans le temps, selon les archives municipales, la première exposition de sourds et muets a été créée en 1801, place de la Comédie. La deuxième en 1856, rue des Parmentiers, la troisième en 1875, rue des Capucins jusqu’au déménagement en 1979 rue Claude-Bernard à Borny. “On peut dire que Metz a eu son école de sourds depuis toujours> estime Evelyne Deutsch, présidente du comité d’organisation. “Cela a permis aux jeunes du département de ne pas s’éloigner de leurs familles>.

Lors de cette journée, des hommages ont été rendus à “deux hommes qui ont rendu de grands services à l’association>.

Joseph Guio, président d’honneur de l’amicale, âgé de 78 ans. “Pendant sa jeunesse, il était scolarisé à Strasbourg> raconte Mme Deutsch. “Puis il est revenu dans sa famille à l’âge de 20 ans. Et comme il s’ennuyait, il a décidé d’aller à vélo à la recherche de sourds>. C’est ainsi qu’il en rencontra et pensa avec leur aide relancer l’association. En 1948 eut lieu la première assemblée générale devant 40 personnes. “Aujourd’hui nous sommes entourés de 250 membres et sympathisants>. M.Guion a alors entamé une bataille pour obtenir un foyer. “En 1980, M.Mache, ex-directeur de l’INJS lui accorda une dépendance dans les locaux de Borny>.

Un second coup de chapeau a été lancé à l’un des piliers de l’organisation: Charles Favilli: “Homme de caractère, dévoué à la cause depuis 20 ans>. Absent, car occupé à préparer l’accueil des 220 personnes au foyer: “Il dit qu’il arrêtera le bénévolat après la fête, mais tel qu’on le connaît, on doute de ses paroles et on espère qu’il changera d’avis”. Une note d’humour retranscrite en LSF qui a fait sourire l’assistance.

Un article lu : Le Républicain Lorrain – 28/09/2003 à Metz

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