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Hauts de Seine Habitat

Une assemblée générale sous le signe du dynamisme

Véronique Limonet, Laurence Borsoi, Bernard Lobreau, Patrick Forêt, et debout, l’interprète Catherine Montenot

Association pour la promotion du langage des signes
Deux grands projets pour 2004 : du théâtre adapté pour les déficients sensoriels, et l’installation d’un interprète médiateur en Saône-et-Loire.

La grande salle du Clos bourguignon était le théatre de l’assemblée générale de l’APLS (Association pour la Promotion du Langage des Signes) samedi dernier, en présence de Patrick Forêt, premier vice-président du Conseil général.
L’APLS, présidée par Laurence Borsoi, est installé 2, rue Jules-Ferry, aux Prés Saint-Jean, où sont donnés les cours de langue des signes française. C’est Véronique Limonet qui est secrétaire et Bernard Lobreau trésorier. Pendant la réunion, l’interprétation en langage des signes était assurée par Catherine Montenot, de Dijon, seule interprète diplômée de la région Bourgogne.
« Il y a moins de 100 interprètes diplômés en France, contre 4000 en Suède, par exemple», nous dit Gisèle Guyot, de l’APLS, «c’est dire notre retard, dû à un refus de reconnaissance de la part des pouvoirs publics, pendant près d’un siècle. Et les études pour obtenir ce diplôme sont longues, n’offrent pas assez de débouchés, et n’intéressent donc pas les jeunes. Il y a quelques jours, une jeune femme sourde est venue à la gendarmerie de Châtenoy-le-Royal pour déposer une plainte. Les gendarmes m’ont appelée pour faire l’interprète, tout s’est bien passé, mais j’ai bien fait remarquer que je n’avais pas le diplôme requis pour cette intervention ».
D’où le projet de création d’un poste d’interprète médiateur en Saône-et-Loire, en collaboration avec CLS FB (Culture et Langues des Signes Ferdinand Berthier), de Louhans, et avec l’aide du Conseil général, que venait confirmer Patrick Forêt. Le dossier, initié l’année dernière, avait franchi une première étape avec la rencontre à Mâcon du Dr Janin, au Conseil général, qui a reconnu l’intérêt et l’utilité de la démarche.
Autre projet important, la représentation théâtrale du 3 avril, au Théâtre municipal de la rue aux Fèvres : « la grasse matinée », une pièce à deux personnages qui sera interprétée par la compagnie Orbandale, spécialement adaptée pour les malentendants et les malvoyants, en partenariat avec l’association Valentin Haûy. Ce type de spectacle est une première, dont Chalon sera le théâtre, si l’on ose dire, et l’on y espère la présence de l’auteur, l’académicien René de Obaldia.
Les dialogues seront interprétés en langage des signes par Catherine Montenot et Myriam Delarbre.
APLS participe au passage du Bus européen du Handicap (contes en langage des signes), à la Vie des Métiers, au Forum du Handicap, organise des stages avec la fondation Préviade, et nouveauté, toujours avec CLS FB, des cours pour préparer les jeunes sourds à l’examen le Code de la route. Tentée avec succès cet automne, l’expérience sera renouvelée cette année.
Sur un plan plus général, Patrick Forêt, a parlé du succès de Handisitting, primé par le Sénat, et de la mise en place du transport à la demande des personnes handicapées.
François Boillot
APLS, 2, rue Jules-Ferry, à Chalon, donne des cours le soir de 18 à 20 heures, du lundi au jeudi selon les niveaux. Renseignements au 30.85.43.19.02 (tél., fax et répondeur) ou sur www.langue-des-signes.com

Un article lu : Le Journal de Saône et Loire – 30/01/2004

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