L’association Ferdinand Berthier mise sur la formation

L’association de cours de langue des signes Ferdinand Berthier mise toujours autant sur la formation. Mais elle souhaite aussi créer un poste de médiateur, pour faciliter le quotidien des malentendants.

Michel Moureaux (debout) reste président de l’association

Une activité toujours dense, mais encore des projets. L’association de culture et langue des signes Ferdinand Berthier (C.L.S.F.B.) a tenu dimanche matin une assemblée générale conclue comme il se doit par un hommage à Ferdinand Berthier, Louhannais du XIXe siècle qui a consacré toute sa vie à la défense du monde des malentendants.
C’est son héritage que tente de faire aujourd’hui vivre l’équipe de l’association Ferdinand Berthier. Son activité principale concerne la formation à la langue des signes.
En 2003, les formateurs de l’association se sont rendus à Lons-le-Saunier, Chalon-sur-Saône, Autun, Mâcon et Dole pour donner des cours de langue des signes à des adultes.
La nouveauté de cette année, c’est Autun, où la municipalité a lancé des cours de langue des signes dans le cadre de l’année européenne du handicap. Mais la reconduction de ces cours n’est pas encore assurée pour l’année 2004-2005. 94 stagiaires ont bénéficié cette année des cours hebdomadaires de l’association contre 83 l’année dernière. En avril et juillet, des stages intensifs ont concerné 24 personnes soit neuf de plus que l’année passée.
L’association a également profité des Projets éducatifs territoriaux (P.E.T.) pour proposer des cours de langue de signes à un public particulièrement concerné par les jeunes : infirmières, professeurs, directrice de centre de loisirs, éducateurs.
Les enfants ont été eux aussi directement concernés avec des cours donnés par l’association louhannaise à dix élèves de 9 à 10 ans au sein de l’école Louis Léchère à Chalon-sur-Saône. Un formateur de l’association est également intervenu trois heures durant à l’I.U.F.M. de Mâcon devant 23 instituteurs d’écoles primaire et maternelle.

L’association espère monter un musée de la culture des sourds en 2007

Enfin, une dizaine de personnes, élèves ou encadrants du C.A.T. de Tournus, ont également découvert la langue des signes grâce à l’association.
Un volet formation complété par de nombreux déplacements destinés à préserver la bonne entente entre les différentes associations de langue des signes. L’association Ferdinand Berthier a ainsi participé à l’assemblée générale de la Fédération nationale des sourds de France (F.N.S.F.) à Nantes en mai. Elle s’est même porté candidate pour l’organisation de l’assemblée générale et du congrès de la F.N.S.F. en 2005. Ce double événement aura finalement lieu à Angoulême.
Montgolfiades à Chalon-sur-Saône, forum à Dole, organisation d’une journée touristique sur les traces de Ferdinand Berthier. La liste est longue et pourrait à elle seule prouver la vitalité de l’association. Elle lui permet aussi d’envisager sereinement l’avenir. Si le musée de la culture des sourds est toujours prévu pour 2007 dans les anciennes dépendances de l’Hôtel-Dieu, l’équipe de Michel Moureaux, le président, espère créer pour cet été un poste de médiateur qui aiderait les malentendants dans toutes leurs tâches de la vie quotidienne. ll pourrait même les accompagner chez le médecin ou chez le notaire. Cette création de poste est toutefois suspendue à l’acceptation des différentes demandes de subventions déposées par l’association : réponses attendues en juin.

Un article lu : Le Journal de Saône et Loire – 27/01/2004

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