«Les gens pensent encore que les sourds ne parlent pas» -Mélissa Trudel, 18 ans

<<Une amie que je connais depuis trois ans ne savait même pas que j’étais tais malentendante!>> raconte en riant l’une des jeunes du groupe Fun Ado.

À part le petit appareil que plusieurs d’entre eux portent à l’oreille, il est impossible pour quelqu’un qui ne le saurait pas de se douter que la dizaine d’ados rencontrés ont des problèmes de surdité.

C’est donc surprenant quand l’un d’entre eux se met à parler en signes! Certains n’ont qu’une surdité légère, alors que d’autres, sans leur appareil, n’entendraient pratiquement rien. Trois des adolescentes ont d’ailleurs une interprète qui les suit en classe.

«Moi, j’ai une amie qui ne savait même pas que j’étais malentendante alors que je me tiens avec elle depuis trois ans!», s’exclame Joanie Gaumont. À 14 ans, celle-ci explique qu’elle doit informer ses professeurs, à chaque rentrée scolaire, de son problème et la raison pour laquelle elle doit s’asseoir en avant en classe. «Je n’ai pas nécessairement besoin de mon appareil, mais il faut que je regarde la personne qui me parle si je veux comprendre», explique-t-elle.

Mentalité des gens

Mélissa Trudel, elle, remarque qu’il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire auprès des gens. «Parce que je parle très bien, personne ne s’imagine que je suis sourde. Les gens ont encore comme mentalité que parce que tu es sourd, tu ne parles pas. Mais quand je vais à l’hôpital, par exemple, je n’entends pas mon nom quand ils m’appellent et à l’évaluation, je fais exprès pour qu’ils se rendent compte que je suis malentendante», conclut la jeune femme.

Source : Le citoyen – 21/12/2003 à Canada

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