Malentendants. La langue de Prévert est aussi celle des signes

Avec Fabrice Monmarchon, les élevés de Jacques-Prevert apprennent la langue des signes des la maternelle

Depuis 20 ans, a 1’ecole publique Jacques-Prevert de Quimper, une dizaine de malentendants sont intègres clans les classes, de la maternelle au CM2. Avec la langue des signes, qui y a fait son apparition a la rentrée 98, L’entente et la complicité entre les élèves se sont encore renforcées.

Avec Fabrice Monmarchon, les élèves de Jacques-Prevert entrent clans un autre monde, celui image et poétique de la langue des signes.
Les enfants accrochent. Ils utilisent le mime, le tours théâtral. C’est vivant tout en étant silencieux, ce qui est très rare clans une école », se réjouit Régine Toulhoat, directrice de I’école. Même si son utilisation se fait parfois aux dépens des enseignants. a J’ai vu cela dans mon CE2, des élèves qui parlaient en langue des signes pendant que j’avais le dos tourne D, s’amuse Mme Toulhoat.

Un coté ludique de cette langue a part entière qui ne doit pas faire oublier le véritable objectif de son introduction au sein de I’école.

Un esprit d’ouverture

<< Pendant 15 ans, on a fonctionne sans langue des signes. Le souhait des parents d’élèves malentendants est avant tout que leurs enfants acquièrent un niveau de maîtrise de la langue orale le meilleur possible. Pour les sourds profonds, cela demande un travail de tous les jours avec une orthophoniste. C’est normal qu’ils puissent apprendre les deux. La langue des signes est la pour faciliter la communication mais aussi clans un esprit d’ouverture >>, précise I’enseignante.
Fabrice Monmarchon, lui, fonde I’espoir qu’un jour la langue des signes soit proposée en option clans les collèges et les lycées.

Les élèves continuent au collège

En attendant, il enseigne aussi au collège de la Tour d’Auvergne, a Quimper, ou sont maintenant les anciens de Jacques-Prevert.
Je trouve cela formidable car j’ai un groupe d’élevas motives qui vient sur le temps de repos de midi. Ils ont envie d’apprendre, sons a I’aise clans la communication et comprennent vraiment les subtilités de la langue des signes », explique Fabrice, avec ses signes a lui mis en mots par une traductrice qui intervient a la fois en primaire et au collège, ou une élève de 5, se fait traduire une partie des tours en langue des signes pour ne pas perdre de temps.

Source : Le Télégramme – 17/12/2003

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