L’accès à la culture facilité

Organisées à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication, en collaboration avec le secrétariat d’État aux Personnes handicapées et de nombreuses associations, les premières Rencontres art, culture et handicap se sont déroulées à Bourges du 19 au 21 octobre derniers. Elles ont permis de faire le point sur les mesures mises en oeuvre par le Gouvernement pour que les personnes handicapées puissent, comme tout autre citoyen, accéder sans difficulté aux activités artistiques et aux sites culturels.

Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication, et Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d’État aux Personnes handicapées, avaient lancé, le 5 mai dernier, un plan d’actions destiné à répondre de manière concrète aux difficultés que rencontrent quotidiennement les personnes handicapées pour accéder aux activités culturelles et aux programmes télévisés (voir LG n° 142).

Plusieurs des mesures préconisées sont entrées dans les faits ou le seront prochainement. Quelques exemples : 50% des programmes seront sous-titrés pour les malentendants d’ici à la fin 2006 sur les chaînes publiques de télévision ; la sensibilisation aux questions du handicap est actuellement expérimentée dans des écoles d’architecture en Bretagne et en Languedoc-Roussillon et une formation spécifique commencera à la rentrée 2004 pour les élèves-architectes ; seules les salles de cinéma qui disposent de boucles magnétiques pour les malentendants peuvent désormais bénéficier de l’aide sélective à l’investissement.

Jean-Jacques Aillagon a, par ailleurs, ouvert un nouveau chantier : l’amélioration de l’accessibilité des monuments historiques. Le Centre des monuments nationaux a signé à Bourges une convention en ce sens avec quatre associations*. Elle comporte des engagements en matière d’accueil (sensibilisation des personnels, aménagements de points de repos, signalétique… ), d’accès (ascenseurs, toilettes, rampes, bande roulante, stationnement), d’offre culturelle (visites et conférences adaptées aux différents handicaps, maquettes tactiles, audio-guides… ). La basilique de Saint-Denis a été désignée comme site pilote pour l’accessibilité.

*Groupement pour l’insertion des personnes handicapées physiques (GIPH), Association des paralysés de France (APF), Union nationale des associations de parents et amis des personnes handicapées mentales (UNAPEI), Fédération nationale des sourds de France (FSF).

La charte “Commune-Handicap”L’intégration au quotidien des personnes handicapées

En présence de Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d’État aux Personnes handicapées, le président de l’Association des maires de France (AMF) et les huit présidents des associations porte-parole du “Comité d’entente”, qui rassemble les associations représentatives, ont signé, le 30 octobre, une charte “Commune-Handicap” destinée à promouvoir l’intégration dans la cité des personnes porteuses de toutes formes de handicap : mental, moteur, psychique, auditif, visuel…

Cette charte vise à améliorer l’autonomie des personnes handicapées par des actions concertées entre la commune et les associations :

– elle propose aux communes de manifester, au-delà de leurs obligations légales et réglementaires, leur engagement à donner à la personne handicapée sa place, par des mesures concrètes, dans les domaines de la vie quotidienne. La concertation avec les associations locales permettra de recenser les besoins et de fixer des objectifs ;

– les onze engagements de la charte reflètent l’ensemble des aspects de la vie sociale et personnelle qui requièrent une compensation : la mobilité et les transports (individuels et en commun), l’accessibilité des lieux publics et le logement, qui passent par des mesures pratiques d’aménagement, et de respect de la réglementation ; l’emploi, l’éducation, la culture, le sport et les loisirs, dont l’accès doit être encouragé par toutes mesures pratiques et de droit, ainsi qu’en sensibilisant les personnels communaux aux problèmes spécifiques du handicap.

  Rencontres européennes sur la trisomie 21

Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d’État aux Personnes handicapées, a assisté, le 25 octobre, aux deuxièmes rencontres européennes sur la trisomie 21. À cette occasion, la ministre a rappelé l’évolution du proccessus d’accompagnement, depuis plusieurs décennies, des personnes atteintes de trisomie : après l’accent mis sur l’épanouissement personnel et l’insertion sociale, la deuxième étape a permis de prendre conscience que “l’épanouissement personnel passe également par des apprentissages scolaires, une activité professionnelle, une vie digne et autonome chaque fois que possible”. Aujourd’hui, troisième étape, parallèlement à cette intégration sociale, “se développe l’accès aux soins : il s’agit encore une fois de dépasser le handicap pour s’attacher aux besoins de la personne, y compris ses besoins en santé”. À ce titre, “il nous faut progresser dans la connaissance des besoins particuliers de la personne trisomique”. Enfin, la ministre a conclu en rappelant “la nécessité d’articuler les secteurs sanitaire, médico-social et social [qui] s’imposera peu à peu”.

Handicap et logement

La Délégation interministérielle aux Personnes handicapées a pour mission de favoriser l’échange entre les divers acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de la politique du handicap.

Une première rencontre thématique aura lieu le 20 novembre sur le thème de l’”Habitat accessible”.

Forum Handicap et insertion

Le Gouvernement a d’ores et déjà présenté ses orientations pour traduire dans les faits une meilleure prise en compte du handicap. Les internautes peuvent aujourd’hui donner leur avis sur ces premiers travaux : depuis le 24 octobre, un forum internet de discussion sur le thème “Handicap et insertion : quels projets de société ?” leur est ouvert. Chacun est ainsi invité à s’exprimer sur cette question citoyenne et de vie quotidienne.

Source : http://www.premier-ministre.gouv.fr – 06/11/2003

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