Changement à l’école

L’intégration scolaire des enfants handicapés est à présent une réalité en Région wallonne

Dès lundi, la question du parcours scolaire d’un enfant handicapé ne sera plus abordée de la même manière. Ils pourront se rendre à l’école presque normalement. Ce dossier délicat qui a obligé le ministre de la Santé de la Région wallonne, Thierry Detienne, le ministre de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement spécial en Communauté française, Pierre Hazette et Jean-Marc Nollet, ministre en charge de la Petite enfance et de l’Enseignement fondamental, à se mettre autour de la table pour trouver une solution à long terme.

Celle-ci a donc été trouvée puisque les jeunes enfants handicapés peuvent à présent se rendre dans l’enseignement ordinaire afin d’y suivre les cours comme les autres enfants. Cette action est possible notamment grâce à l’arrêté du gouvernement wallon redéfinissant les missions des services d’aide à l’intégration (SAI) qui prévoit, par dérogation, la possibilité d’apporter une aide résiduaire à un jeune pendant le temps scolaire quand cela s’avère indispensable pour qu’il entame ou poursuive sa scolarité.

Cette évolution implique, à présent, une collaboration entre les SAI et les établissements scolaires de tous réseaux et niveaux scolaires.

Mieux pour les jeunes

«La situation devenait urgente pour les jeunes que l’on dirigeait vers l’enseignement spécial parce qu’il n’existait pas d’autres solutions. Ce n’était pas bon! Il fallait du changement pour que les jeunes handicapés qui souhaitent suivre un parcours scolaire classique puissent le faire», explique-t-on au cabinet du ministre Detienne.

Actuellement, il y a un millier de jeunes qui sont dans les services d’aide à l’intégration. Les jeunes handicapés qui le souhaitent et qui mettront en place un programme adapté avec la SAI pourront se rendre en classe que cela soit en maternelle, en primaire ou en secondaire.À présent que le jeune soit sourd, muet, aveugle, ou souffre de difficultés physiques, il va pouvoir se concerter avec ses parents et prendre la décision qui sera la plus adaptée pour son avenir.

Comment faire?

NAMUR Où s’inscrire? Concrètement, les parents et l’enfant vont pouvoir se rendre à l’Awiph! Ils vont discuter avec les services d’aide à l’intégration. Ensuite, ils vont faire ensemble un projet éducatif pour l’avenir de l’enfant. Une commission va décider des aides qu’il faudra adapter à la situation de l’enfant. Enfin, l’enfant pourra entrer dans l’enseignement ordinaire. «Un projet de collaboration sera élaboré entre l’établissement scolaire et le service en concertation avec le jeune et sa famille. Ce projet de convention précisera la nature de la collaboration, la motivation de la nécessité d’un apport spécialité par le service d’aide à l’intégration, le lieu de sa pratique, la durée des prestations fournies par les différents intervenants, le mode et le rythme d’évaluation de la collaboration, la mise en évidence de la cohérence des projets individuels scolaire et du service. La durée de la convention ne peut excéder un an», explique le cabinet du ministre Detienne.

Cette nouvelle disposition ne va sans doute pas plaire à tous les professeurs qui devront avoir des personnes extérieures dans leur classe: une personne pour la langue des signes… Les enfants seront suivis par le SAI pendant leurs heures de cours mais également après, s’ils ont une activité de danse, du sport ou encore de la musique…

Rens: 071/20.57.11 ou dans les bureaux régionaux ou encore sur awiph.be

Source : La Dernière Heure – 26 / 10 / 2003 à Namur (Belgique)

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