Des résultats qui se font « entendre »

Des cours de lecture labiale et pour les personnes souffrant d’acouphène

LE LANGAGE des signes, c’est important, mais il existe également le langage labial, c’est-à-dire la lecture sur les lèvres.

Il y a des associations qui, petit à petit, mènent à de belles réussites. C’est le cas de la coopération entretenue entre l’Assocation des devenues sourd de Lanaudière, la Régie régionale et le Centre Le Bouclier.

Un cours de lecture labiale fut ainsi offert, l’an dernier, aux personnes devenues sourdes et membre de l’association du même nom. Cette année, le Bouclier a ouvert ces cours à l’ensemble des adultes qui vivent avec des difficultés auditives. Mais attention ! Seulement deux ans après le lancement de ces cours, il y a déjà une longue liste d’attente… On parle de 8 mois !

« Nous sommes deux pour donner les cours de lecture labiale et pour les personnes souffrant d’acouphène », explique Louise Paré, audiologiste au Bouclier, qui partage l’évaluation de la clientèle avec la psychologue Isabelle Tremblay.

Il est évident, nous laisse comprendre Mme Paré, qu’il manque actuellement de ressources pour répondre à la demande, « Vous savez, le programme est tellement récent. On aura un jour plus d’argent et de moyens, mais pour l’instant, on répond du mieux de nos capacités aux demandes qui nous parviennent ».

Quoiqu’il en soit, c’est la première fois dans la région que des cours pour les adultes malentendants sont offerts, et juste cela, c’est une belle réussite.

L’Association

Chez l’Association des devenus sourds de Lanaudière (ADSL), on est très satisfait des développements actuels.

« Nous avons fait un bon bout de chemin depuis la création des cours, il y a deux ans. La demande est là, c’est certain. Il y a autant de gens qui veulent suivre des cours de lecture labiale que de gens qui souffrent d’acouphène qui veulent comprendre de quoi il en retourne », mentionne Françoise O’Dell, présidente.

Rappelons, en terminant, que l’acouphène est « une perception anormale d’un bruit en l’absence d’une source externe et que ce bruit peut prendre la forme de bourdonnements, de sifflements plus ou moins graves ou aiguës, ressemblant, par exemple, au bruit d’un jet de vapeur ou d’une cocotte minute ».

Source : Journal lartisan.com – 15 / 10 / 2003 à Canada

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