Les Portes s’ouvrent mais

L’intégration au secondaire n’est pas sans difficultés pour les enfants handicapés. Après une scolarité spécialisée, il faut réunir les conditions favorables pour qu’ils puissent s’adapter au mainstream . D’où, selon les centres spécialisés, l’importance de la formation des enseignants. En signant un protocole d’accord avec le BEC, l’APEIM est en mesure d’assurer pleinement son programme d’intégration. Toutefois, d’autres centres regrettent l’absence d’une collaboration active entre les écoles et le ministère de l’Éducation pour faciliter l’intégration des enfants à besoins spéciaux dans le milieu scolaire.

Aux derniers examens du Certificate of Primary Education (CPE), Yashine se distingue des autres élèves de sa classe. Il obtient 15 unités. Ses résultats sont jugés satisfaisants pour ses parents. Atteint de surdité à 50%, le garçon, qui a suivi sa scolarité au Hear Institute de l’Association des parents de déficients auditifs (APDA), est désormais au secondaire. La transition, explique sa mère, Mariam Summun n’a pas été une étape facile pour Yashine. Habitué au langage du signe, il a eu du mal, dit-elle, à s’adapter au monde des autres enfants. Chrystabelle, de son côté voit et entend. La fillette, qui aura bientôt 9 ans, est en troisième à l’école Notre Dame de la Confiance. Toutefois, malgré son handicap, Chrystabelle, qui est trisomique, n’a jamais fréquenté une institution spécialisée. Aux États-Unis, où elle a vécu pendant deux ans, elle a intégré une école conventionnelle où elle a bénéficié d’une attention spéciale. Là-bas, la fillette avait d’un enseignant qui suivait son travail de près. Cette expérience aux États-Unis a été positive pour la fillette. À leur retour à Maurice, les parents de Chrystabelle ont tenu à ce que leur fille poursuive sa scolarité dans un cadre normal. Ils ont sollicité l’aide de l’Association des parents d’enfants inadaptés de Maurice (APEIM) pour que Chrystabelle soit admis au primaire. Après évaluation du potentiel de l’enfant, elle a été admise comme élève à part entière à l’école primaire de Curepipe. Grâce au programme d’intégration de l’APEIM, plusieurs écoles primaires accueillent des enfants comme Chrystabelle. Cependant, la situation est différente dans le secondaire. Faute de se retrouver au collège, les jeunes de l’École des sourds, gérée par la Society for the Welfare of the Deaf, sont admis dans des centres de l’IVTB. Terminant le programme du primaire à 15 ans, ils ont du mal à s’adapter au secondaire.

Source : http://www.lemauricien.com – 31/03/2003 à Paris

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