Des étudiants comme les autres

Pour permettre aux jeunes sourds et malentendants, l’accès aux études supérieures, l’Union des associations des parents d’enfants déficients auditifs met à leur disposition des interprètes en langue des signes ou des preneurs de notes. Une trentaine d’étudiants bretons sont ainsi épaulés.

Vendredi et samedi se tenait à Rennes un colloque autour du thème «égalités des chances et accès à l’enseignement supérieur pour les jeunes sourds en France et en Europe», organisé par quatre associations de parents d’enfants sourds et en collaboration avec l’université de Rennes 1. Maternelle, collège, lycée, ces associations de parents ont beaucoup fait pour l’intégration des enfants sourds. Ce travail en amont a ainsi naturellement débouché sur l’amélioration de l’accès aux études supérieures.

Accompagnement efficace 

Il y a encore quinze ans, il n’y avait pas de sourds à l’université ou dans les écoles supérieures. Aujourd’hui en France, ils sont environ 300 sourds profonds et 700 malentendants dont une trentaine d’étudiants chaque année en Bretagne répartis sur 25 sites. BTS, IUT, Université, grandes écoles, Beaux-Arts, les étudiants sourds s’orientent selon leurs choix et se retrouvent ainsi dans toutes les filières scientifiques, littéraires ou techniques. Avec un taux de réussite aux examens d’environ 80 %, ils dépassent ainsi les autres étudiants. L’Urapeda (Union des associations des parents d’enfants déficients auditifs) intervient notamment pour soutenir directement les étudiants dans leur cursus avec deux types d’aides. Les aides d’accessibilité leurs permettent de suivre les cours grâce à la mise à disposition d’interprètes de la langue des signes ou de preneurs de notes. Les mesures de compensation épaulent les étudiants lorsqu’ils rencontrent des difficultés particulières au travers des tutorats ou des soutiens pédagogiques.

financement à pérenniser 

Le colloque a été l’occasion d’une réflexion autour de la pérennité du financement de l’ensemble de ses mesures. «En France on pratique l’insertion, l’intégration par le biais de la discrimination positive, avec des systèmes de quotas imposés aux entreprises, des mesures d’accompagnement obligatoire. La législation européenne, qui va prédominer, s’appuie sur la non discrimination. Nous espérons que cette évolution ne se traduira pas par une suppression des dispositifs existants qui permettent le financement de cet accompagnement», souligne Elie Martin, vice-président de la FEPEDA (Fédération européenne des parents d’enfants déficients auditifs).

Source : http://www.letelegramme.com © 16 Mars 2003 à France

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