Le portail d'information sur les sourds et langue des signes
Hauts de Seine Habitat

Le Verre d’eau (Théâtre)

Quoi de plus morne qu’une conférence ?, s’interroge Ivan Morane, metteur en scène de Le Verre d’eau. Ce texte de Francis Ponge, adapté par Yves Chevallier, chorégraphié par Nathalie Foulquier, traduit en langue des signes par Corinne Gache et interprété par Christine Wurm et Levent Beskardes, comédien de l’International Visuel Théâtre, promet pourtant d’être rafraichissant ! Premier avantage, il se trimballe partout : caves (viticoles, est-il précisé), appartements, arrières-salles de cafés, salles de classe ou de conférence, bien sûr.. Décor minimal : une table, deux verres, une cruche en terre cuite, une bouteille de vin (du Gaillac de préférence), des pommes de terre, une casserole et un réchaud à gaz – oui, ça fait plus camping que conférence… -, et deux cahiers – ah ! tout de même, ça bosse un peu ! Last but not least, on peut rajouter du mimosa selon la saison. Quant au comédien, il peut se dédoubler et, d’ailleurs, il le fait : l’un parle en langue des signes, l’autre parle à voix haute. A eux deux, “ils veilleront cependant à proposer un conférencier crédible” sans oublier qu’ils font du théâtre, nous rappelle Ivan Morane : “La conférence est alors surréalistement subversive, joyeusement corrosive et tendrement humaine. Le théâtre naît de sa première expression : un clown qui se libère de ses peurs en nous faisant rire.” Chouette.

06/04/2001

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.