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La solidarité bien entendue grâce à la rééducation

Sur la cassette vidéo, un homme et une femme prononcent trois phrases. L’auditeur les écoute ensuite comme ils seraient perçus en cas de surdités moyenne, sévère puis profonde (10% des cas de surdité). Une minute suffit au spectateur bien-entendant pour saisir le grand isolement qui guette les sourds.

Le Centre de rééducation de l’ouïe et de la parole géré par les Pupilles de l’Enseignement Public est bien placé pour savoir qu’à force d’accompagnement de la famille, de séances d’orthophonie, d’apprentissage du langage parlé-complété et de la langue des signes, d’intégration scolaire, les enfants sourds peuvent surmonter une part importante des difficultés nombreuses induites par cet handicap.
Roger Reuter, sous-préfet de Chalon, visitant le centre de la rue de Lattre de Tassigny puis la classe d’intégration scolaire de l’école Louis-Lechère à Chalon, s’est à la fois montré curieux et impressionné par les incidences du handicap et le travail réalisé par les PEP 71. MM. Reuter, Richeux adjoint au maire de Chalon, Charles adjoint de l’Inspecteur d’académie marquaient ainsi la semaine internationale de la Solidarité. Jean-Claude Guyot, directeur du CROP, et Roger Delporte, secrétaire général des PEP 71, leur ont détaillé les modalités très diverses de la prise en charge des enfants sourds de 0 à 14 ans dans le département, dont les 37 qui dépendent du centre de Chalon. L’accompagnement s’adresse aussi parfois aux parents, souvent désemparés devant la surdité de leur enfant.

Une prise en charge précoceest la meilleure garantie d’une prévention des problèmes possibles chez l’enfant. L’absence de contrôle auditif peut en effet entraîner un développement psychomoteur dysharmonieux : maladresse, raideur, difficultés de l’enfant à construire son univers, à évaluer les distances, manque de repères temporels, de limites, hyperactivité, sentiments d’angoisse et d’impuissance -traduits par de nombreuses colères- du fait de l’impossibilité d’être apaisé par la parole.
Pour sa part, le Dr Tremelet a indiqué le pouvoir de la médecine dans certains cas : prothèse, implants cochléaires, diagnostic moléculaire (prévision du risque de surdité des enfants suivants). Il a aussi dit les espoirs mis dans la thérapie génique : dans plus de moitié des cas de surdité congénitale, la mutation d’un gène est en cause.

Source : http://www.lejsl.com23/11/2000 à Chalon (France)

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