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Le flash des malentendants

Les dix ans du centre socioculturel des sourds

En dix ans, le centre socioculturel des sourds de Loire-Atlantique a réussi à abattre quelques murs. Anthony Hine, président du CSCS 44, fait le point, en langage des signes, sur ces évolutions et les difficultés quotidiennes rencontrées par cette population.

Pas simple. Non, pas simple du tout, une rencontre avec des sourds et malentendants. D’abord parce qu’il faut trouver un système de communication commun. Ensuite parce que les traducteurs se comptent sur les doigts d’une main en Loire-Atlantique. Ils sont deux, pour un bon millier de sourds. Alors la plupart du temps, les échanges tournent court. Reste la solution écrite, qui résout une partie des problèmes. Lutte contre l’isolement Anthony Hine est sourd profond. Depuis la naissance. Il doit comprendre sans entendre, traduire en permanence les signaux qui lui parviennent. Les retard de trains, la sonnerie du téléphone, la circulation automobile. Surtout, il faut s’informer, pour ne pas perdre le fil du temps. Anthony se sent toujours en retard d’une information : la télévision et la radio, il connaît à peine, d’autant plus que la plupart des films ne sont pas sous-titrés. Pourtant, cet aide-comptable de profession, titulaire d’un diplôme d’université, sait lire et écrire correctement, contrairement à près de 80 % des malentendants. Il ne subit donc pas les tracasseries quotidiennes, tels que les inscriptions aux services administratifs, à l’ANPE ou à la Cotorep. ” Il faut se battre pour qu’il y ait des signes écrits partout “, constate le jeune homme. Et comme c’est loin d’être le cas, il faut compenser. ” On a une énorme acuité visuelle, souligne-t-il, et puis il y a les progrès techniques. ” Chez lui, tout est signalé par un flash. Le téléphone, la sonnerie de l’entrée, tandis que le fax et le minitel sont des outils quotidiens. A la CSCS 44, c’est tout un univers pratique que les bénévoles tentent de mettre en place. Si les outils facilitent le quotidien, ils ne règlent pas tout. En dix ans, l’association, qui a lancé le Service d’action à la vie sociale (SAVS), s’apprête à embaucher un accompagnateur et participe à l’écriture d’une ” Charte des droits du sourd. ”

Source : http://www.ouest-france.fr © 09 Octobre 2000 à Nantes (France)

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