Un nouveau collège pour malentendants

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PAS facile d´aller à l´école quand on est sourd ou malentendant en Seine-et-Marne. Seules deux structures, l´une à Melun, l´autre à Marne-la-Vallée, proposent des cours adaptés. A peine 70 élèves en bénéficient, qu´ils soient dispensés directement en langue des signes ou selon le procédé dit d´«intégration », c´est à dire dans des classes normales avec des interprètes qui traduisent simultanément les cours. « Nous sommes très proches de Paris, explique-t-on à la Ddass. De nombreux parents choisissent de placer leurs enfants dans des écoles parisiennes dont la réputation n´est plus à faire. Cela explique aussi bien l´absence de chiffres précis concernant les enfants malentendants dans le départements ­ tous ne sont pas pris en charge chez nous ­ que le faible nombre de places. Mais les établissements du département n´ont pas autant d´enfants que leur agrément pourrait leur permettre. » Méthodes différentes A Marne-la-Vallée, l´établissement Laurent Clerc qui accueille déjà une quarantaine d´enfants et d´ados dans plusieurs établissements du Val-Maubuée devrait proposer à la rentrée des cours en langue des signes au collège du Luzard, à Noisiel. L´association attend l´agrément de la Ddass. « Il se peut que ce soit l´intégration qui soit choisie, explique Janine Mignot, la directrice. » L´association du Val-Maubuée, contrairement à son homologue de Melun, est particulièrement attachée à la langue des signes. « Nous considérons qu´il s´agit du langage naturel des sourds et des malentendants, précise la directrice. Ceci-dit, cela n´exclut pas l´«oralisme » . Les enfants qui nous sont confiés travaillent avec des orthophonistes. » A la Ddass, on se réjouit que les deux établissements seine-et-marnais aient fait taire leurs querelles et proposent désormais de former les enfants dans tous les types de langage existants. « Historiquement, la différence entre les deux établissements était très nette, raconte un inspecteur de la Ddass chargé du dossier. Il ne nous appartenait pas de dire quelle était la méthode la plus efficace, car il s´agit du choix des parents. Mais nous avons réussi à leur faire comprendre qu´il n´était pas normal d´obliger les parents à faire des kilomètres parce qu´ils avaient décidé que leur enfant devrait suivre telle ou telle méthode. »

Source : http://www.leparisien.fr © 12 Avril 1999 à Paris

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