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Emmanuelle Laborit, belle dans le silence

Portrait d’une comédienne qui milite pour la reconnaissance de la langue des signes. A voir deux fois sur France 2

Emmanuelle Laborit: «Je ne demande pas aux entendants dapprendre la langue des signes, de faire des efforts particuliers, mais au moins de maccepter telle que je suis.»
Emmanuelle Laborit: «Je ne demande pas aux entendants d’apprendre la langue des signes, de faire des efforts particuliers, mais au moins de m’accepter telle que je suis.»

En préambule au téléfilm que France 2 diffusera le mercredi 13 novembre, Le propre de l’homme, le magazine Envoyé spécial rediffuse le portait consacré à Emmanuelle Laborit, comédienne qui fait des mots avec ses mains, ses doigts. Qui parle le langage des signes, comme environ trois millions de sourds et de malentendants
en France. Emmanuelle Laborit, c’est le Molière de la révélation théâtrale 1993 pour son interprétation des Enfants du silence. Dans la pièce, Jean Dalric était amoureux du personnage qu’elle jouait. Entretemps, il est devenu son mari et la regarde toujours comme si c’était son soleil. Plus qu’une comédienne, Emmanuelle
s’est révélée être l’ambassadrice de tous ceux qui, comme elle, vivent dans le monde du silence. Reportage et portrait, où elle nous guide à l’intérieur d’un monde inconnu. Militante, elle se bat pour la reconnaissance de la langue des signes – «c’est notre identité propre » – et pour que les sourds et malentendants soient simplement
respectés. Emmanuelle dit que ce qu’elle entend, «ça ressemble au bruit des
flocons de neige quand ils tombent ». Elle ajoute que le langage des signes est très direct: «Les entendants utilisent des sous-entendus, les mots délaient un peu la
pensée, ça fait partie de la culture des entendants. Alors que les sourds, quand ils posent une question, elle part du coeur. Peut-être manque-t-on parfois de souplesse. Quand je rencontre un sourd, il veut tout savoir de ma vie avec Jean, comme si je lui appartenais. »Je ne demande pas aux entendants d’apprendre la langue des signes, de faire des efforts particuliers, mais au moins de m’accepter
telle que je suis. C’est un tout petit effort que je demande, c’est tout…»
Du portrait de la comédienne, on passe au téléfilm Le propre de l’homme: c’est le voyage d’un cinéaste et de ses comédiens chez nos cousins les chimpanzés, l’oeuvre de Robert Merle mise en images pour la télévision. Un chercheur (Jean Dalric) et sa jeune fiancée, sourde et muette, adoptent un bébé chimpanzé et lui apprennent à communiquer. Une expérience qui pose une question essentielle: le langage est-il le propre de l’homme?

Source : http://www.migrosmagazine.ch – 00/10/1996 à France

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