La main des sourds

Langage des signes

Langage des signes: on peut s’attaquer au 7e tome Le Dictionnaire pour les sourds réalisé à l’Université de Liège par l’ASBL CEPLUS se poursuit Le ministre Grafé vient d’accorder un subside de 725.000 F au moment où le 6e tome vient d’être bouclé Le ministre de l’Enseignement et de la Formation, M. Jean-Pierre Grafé, vient d’accorder une subvention d’un montant de 725.000 francs à l’A.S.B.L. «CEPLUS» pour couvrir les frais de réalisation du 7e tome du «Dictionnaire du langage des signes». Un ouvrage qui a plusieurs objectifs, comme le souligne M. Nève de Mèvergnies, chef de travaux à l’Université de Liège dans le service de linguistique du professeur Munot. «Nous avons bouclé, la semaine dernière, les dernières corrections du sixième volume, dit M. Nève de Mèvergnies, et, grâce à cette subsidiation, nous allons pouvoir réaliser le 7e sur les huit prévus. Cet ouvrage, qui est un dictionnaire de la langue des signes, a deux objectifs. Dans un premier temps, celui d’être un ouvrage de référence dont le souci est d’harmoniser les signes en Communauté française de Belgique au moins.» Mais, signe de la qualité du travail, il vient d’être adapté en portugais. Le deuxième objectif est essentiellement pédagogique; en effet le Dictionnaire du langage des signes sert aux professeurs et aux parents d’enfants sourds. Rappelons, à cet égard, qu’il y a 20.000 personnes sourdes de naissance en communauté française pour 200.000 malentendants (personnes dont l’audition peut être corrigée par un appareil). Depuis 1982, l’A.S.B.L. «Ceplus», dont l’équipe s’est agrandie, travaille sans relâche à l’élaboration de ce dictionnaire: «Il est original par son contenu, reprend M. Nève de Mevergnies, puisque, quand, pour un même mot, il existe plusieurs signes régionaux et que nous le signalons; ensuite, il est original par sa présentation puisqu’il est très visuel, chaque mot est représenté par un dessin qui est découpé en plusieurs autres dessins, autant de fois qu’il est nécessaire à la bonne compréhension.» Si vous désirez obtenir ce dictionnaire, il faut s’adresser au Patrimoine des arts et des lettres (A.S.B.L.), au ministère de la Communauté française, boulevard Léopold II – 1080 Bruxelles, et demander Mme Nadia Carlton (tél. 02/413.20.01 ou 02). Anne GROSJEAN Chaque dessin est décomposé autant de fois qu’il faut pour la compréhension.

Source : http://www.sudpresse.be © 13 Décembre 1991 à Belgique

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