La langue des signes menacée

Faute de subventions, deux classes accessibles aux malentendants sont en situation de péril.

Les << signes <<, une langue à part entière au service d’une minorité qui a du mal à se faire reconnaitre comme telle

Poitiers a donné l’exemple, c’est en effet Paul-fort qu’a été ouverte, en septembre 1984, la première classes << Bilingue >> ouverte à des enfants mai entendants, Huit classes de ce type existent actuellement en France, et paradoxalement, c’est à Poitiers que sont connues les plus grosses difficultés financières.

Le cri d’alarme est lancé au nom de toute l’équipe, par deux animateurs de l’association << Deux langues pour une éducation >> (D.L.P.E.) M.Philippe Texier, membre du conseil d’administration et père d’un enfant en difficulté et M.dominique Assar, secrétaire de la section de Poitiers.

<< Jusqu’à présent, nous avons pu assumer les dépenses de fonctionnement grâce à la contribution des parents, disent-ils, grâce à un effort financier de la ville de Poitiers et grâce à l’apport des autres villes concernées, un calcul de péréquation nationale jouant en notre faveur >>.

Pour quinze élèves (cinq en maternelle à l’école Paul-Fort, dix en primaire à l’école Charles-Perrault), il y a en tout et pour tout, trois postes d’enseignement ; deux temps pleines, deux temps partiels.
ileins, deux temps partiels.

<< Le bilan pédagogique est satisfaisant. précise M. Dominique Assart, mais noire agrément d’enseignement bilingue n’a pas été pris en compte par la Sécurité sociale parce que nous ne sommes pas rattachés à une structure existante. Certaines de nos demandes de subventions auprès des collectivités n’ont pas été prises en compte d’ou l’impasse dans laquelle de trouve notre association >>

La situation est dramatique. Faudra-t-il renvoyer les enfants dans des établissements « traditionnels », alors qu’à la maternelle Paul-Fort et à l’école Charles-Perrault, ils reçoivent l’enseignement de pédagogues spécialisés en qui ils ont totale confiance ?

A l’association. II manque 8 000 F par mois pour éviter la fermeture des deux classes, pour tenir jusqu’à la fin de l’année scolaire. Ensuite, d’autres solutions pourront être envisagées. Dans l’immédiat, c’est l’angoisse.

Rappelons l’adresse de l’association << Deux langue une éducation » : 26, rue de la Cathédrale à Poitiers.

Source : ? – ??? 1990 à Poitiers

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