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19 Juillet 2005

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  Institut des jeunes sourds du Faso : partenariat avec la Maison Saint Phillipe en France  
     
 
L’Institut des jeunes sourds du Faso (IJSF) basé à Bobo-Dioulasso, la Maison Saint Phillipe et l’ONG Auteuil International elles siégeant en France entretiennent depuis 2002, un projet de formation en matière de productions horticoles et d’aménagement de l’espace au profit des élèves de l’institut.

Le deuxième chantier dénommé « Solidarité 2005 » organisé à cet effet, a été clôturé vendredi 15 juillet à l’IJSF au secteur 6 de Bobo-Dioulasso en présence du haut-commissaire de la province du Houet, de la délégation française et de nombreux invités.

L’Institut des jeunes sourds du Faso et la Maison Saint Phillipe en France (qui relève en fait de l’ONG Auteuil international) ont tissé un bel exemple de solidarité à travers la mise en œuvre de ce projet horticole. A travers ce partenariat, les jeunes français de la Maison Saint Phillipe (une structure spécialisée dans la formation des jeunes en horticulture) transmettent leur savoir-faire dans le domaine à leurs amis de l’Institut des jeunes sourds du Faso. En 2002, les Français ont apporté dans le cadre de cette expérience du matériel et des équipements divers évalués à 7500£ . Cette grande occasion de partage de valeurs culturelles et de solidarité pose les jalons d’un partenariat à long terme.

Pendant ce mois de juillet 2005, douze jeunes Français assistés d’encadreurs sont encore aux côtés de leurs amis de l’IJSF dans le cadre du deuxième chantier dénommé « Solidarité 2005 ». Ils apportent avec eux, deux débroussailleuses, qui ont l’avantage d’avoir plusieurs fonctions. « La solidarité ne se tisse pas en aller simple de la navette sur le métier mais si l’on veut obtenir une belle étoffe, cela nécessite un travail long et méticuleux » a indiqué Jean François Thoorens représentant la Maison Saint Phillipe.

La mise en œuvre de chantier a confié le directeur de l’IJSF, M. Salam Ouédraogo relève du projet de société de sa structure en faveur des jeunes sourds auxquels il a la charge de la formation. En effet, l’IJSF qui a vu le jour en 1987 entend faire des jeunes déficients auditifs des personnes à part entière dans la société. Il projette de les inscrire dans une dynamique de réussite, de victoire contre l’adversité pour construire un avenir identique à celui des bien entendants.

En plus de l’éducation dispensée dans cette structure, le volet formation professionnelle n’a pas été occulté. Le projet horticulture à l’instar de la ferme avicole et du jardin potager à Farakoba participent de cela. D’autres activités sont en examen. Ils donneront à cette frange sociale, les chances de réinsertion socioprofessionnelle. Au-delà de ces activités de formation et d’apprentissage, a précisé le directeur de l’IJSF, il faut voir aussi le souhait de cet établissement d’aboutir à une autonomie financière.

Les projets cités plus haut constituent à terme, une source de revenus, prémices à cette autonomie. M. Salam Ouédraogo a saisi l’occasion de la cérémonie de fin de chantier pour évoquer devant les parents d’élèves et les partenaires les difficultés de son centre. Elles ont pour noms : insuffisance de ressources financières, manque d’enseignants, d’éducateurs, du personnel médical et paramédical et insuffisance dl’insertion des élèves issus de l’IJSF dans la vie active.

Alors que l’expérience a montré que pour peu que la société leur accorde un peu d’attention, ils peuvent bien réussir leur épanouissement. Leurs capacités sont là pour le prouver. A titre d’exemple au CEP 2005, sur 11 candidats présentés, 6 ont réussi leur examen soit 56%. Dans un autre domaine à savoir le culturel, les élèves de l’institut ont occupé le deuxième rang en danse et en ballet dans un concours culturel organisé par l’Académie.

L’IJSF a tenu à traduire sa gratitude et sa reconnaissance aux amis et partenaires qui depuis des années l’accompagnent dans sa tâche. Il a saisi l’occasion de cette fin de chantier pour leur remettre des attestations. Parmi eux, on peut citer la Maison Saint Phillipe, le haut-commissaire de la province du Houet, Jean Baptiste Zongo et le parrain de ce chantier « solidarité 2005 », le directeur régional des douanes qui a reçu deux distinctions, une pour lui et l’autre pour la direction régionale des douanes.

Source : http://www.lefaso.net- 18/07/2005

 
     
 
 
  Le cris de la mouette  
     
  Un livre d'Emanuelle Laborit, une auto-biographie à lire absolument...

Saviez vous que… la langue des signes n’était pas universelle ? Que chaque nationalité possédait sa propre langue des signes tout comme elle possède sa langue parlée. ( il y a tout de même un "socle commun" qui permet d’échanger les idées les plus courantes.)

Personnellement, c’est une question que je me suis longtemps posée. La réponse est dans ce livre. Mais réduire cet ouvrage à un bête recueil d’informations sur la surdité serait plus que méprisable. Non, ce livre est un effort de communication, un témoignage, celui d’un sacré bout de femme, qui m’a particulièrement touché.

Ouaih t’es gentille grognasse, mais on sait toujours pas de quoi ça parle ni qui en est l’auteur. Tout vient à point à qui sait attendre, j’y viens, j’y viens ^^

Le cris de la mouette est donc un livre écrit par Emmanuelle Laborit, dont je ne vous ferais pas la biographie puisque ce livre en fait office. La jeune femme est aujourd’hui actrice, elle fut révélée au grand public après la remise d’un Molière, pour le personnage de Sarah, qu’elle avait interprété dans une reprise des Enfants du silence. Ce fut pour elle une grande victoire, car elle prouva au monde qu’une sourde était l’égal d’une entendante.
Pourquoi ce titre ? Parce que la demoiselle est sourde de naissance. On associe souvent le mot "sourd" au mot "muet", et il est vrai qu’avant de découvrir la langue des signes l’enfant qu’a été Emmanuelle, avait beaucoup de mal à communiquer, que ce soit oralement ou à l’aide de ses mains, ainsi ses seuls moyens d’extérioriser étaient ses cris. Des cris d’oiseau marin disaient ses parents. Des cris de mouette.
Puis vient la langue des signes, synonyme de vie, d’épanouissement et de communication. Le monde lui est désormais ouvert. Emmanuelle devient alors une adolescente engagée. Engagée et révoltée. Etre actrice et défendre le monde des sourds qu’elle ne veut plus synonyme de celui du silence. Voilà ses deux passions, qu’elle mène aujourd’hui avec brio, puisqu’elle a fait de la cause des malentendants son combat quotidien, car comme en témoigne son livre, beaucoup de choses restent encore à faire.
Pourquoi ce livre m’a-t-il plut et touché ? Parce que c’est un ouvrage intéressant pardi ! On y apprend beaucoup sur la langue des signes, sur son évolution au cours du temps, sur l’œil que la société lui porte et, sur la surdité, tout cela inclus dans le roman, et aussi grâce à une postface faite par l’éditeur (chez Pocket jeunes adultes). Mais, contrairement à un documentaire, ce livre possède un coté humain puisque c’est un récit autobiographique, où l’auteur s’exprime à cœur ouvert. Un auteur doté d’une différence mais qui est finalement si proche de nous. Tout ado peut ainsi se retrouver dans la partie qui retrace sa jeunesse. Révolte, rejet, joies et peines s’y mêlent mais jamais dans l’apitoiement sur soi, car l’auteur est quelqu’un de fort, qui aime la vie. Et peut-être lecteur peux-tu tirer une morale de cet ouvrage, tu as des difficultés, cette femme en avait aussi mais elle a su en faire des atouts, possédant aujourd’hui deux cultures : celles des sourds et celles des entendants.
Regarde ta vie, regarde tes difficultés, trouve toi une à deux passions, accroche t-y, ce sont elles qui t’aideront à surmonter ces difficultés, qui te tireront vers le haut quand le moral n’y sera pas.

Source : http://www.adoskuat.com- 18/06/2005

 
     
 
     
     
     
 

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