La presqu’île selon… Sylvie Van Hamme

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Fidèle du festival Les Renc’Arts depuis les premières années de sa création, la Pornichétine, au sourire éclatant et à la joie de vivre communicative, s’est investie tout naturellement auprès de l’association des Agitateurs de Culture, cheville ouvrière incontournable de ce festival. « Mais c’est d’abord pour apprendre la langue des signes française (LSF) que j’y suis venue. L’implication dans l’organisation des Renc’Arts a suivi tout naturellement », précise-t-elle.

« En tant que formatrice pour adulte, je suis amenée à croiser des personnes sourdes, ainsi qu’un public étranger qui vient travailler aux Chantiers à Saint-Nazaire. Et pour communiquer, lorsqu’on ne parle pas la même langue, on se sert des signes. Connaître la LSF est très utile dans ce cas-là. »

Présidente des Agitateurs jusqu’en 2018, l’infatigable bénévole est sortie grandie de cette expérience qu’elle juge très enrichissante. « Dans le cadre de la langue des signes, nous avons mis en place le festival A 2 mains bien entendu, qui se déroule tous les deux ans à Camille-Flamarion. Et avec notre salariée Valérie, une initiation à la LSF a été proposée à tous les enfants des écoles primaires de Pornichet, dans le cadre des activités périscolaires. Je suis fière de ça ! » assure-t-elle sans forfanterie.

Pornichétine dans l’âme

Si elle n’est pas native de Pornichet mais de La Baule, du Guézy plus précisément, Sylvie Van Hamme se sent profondément Pornichétine dans l’âme« Lorsque nous avons cherché une maison avec mon mari, nous voulions impérativement rester près de la mer et de nos familles respectives. La sienne est à Villes-Davaud, où ses parents avaient une ferme. Son grand-père exploitait d’ailleurs des terres sur l’hippodrome, à l’époque des marais salants. Il était une figure locale, et la ville a donné son nom à la nouvelle salle de sports qui a été construite à proximité, en sa mémoire. C’est dire si nous sommes attachés à notre territoire ! »

Sylvie Van Hamme aime la richesse et la variété de la presqu’île, plus particulièrement la côte sauvage, Pen-Bron, Le Croisic ou encore la plage de Kercabellec à Mesquer, lieu de baignade familiale pendant les mois d’été. Mais c’est d’abord pour les Agitateurs de Culture et les Renc’Arts qu’elle consacre une grande partie de son temps libre.

L’ancienne présidente aime particulièrement la rencontre avec le public les soirs de spectacles et le temps passé avec les artistes en fin de soirée, lorsque tout est enfin démonté et rangé. « J’adore voir les gens rire ! C’est vraiment un grand moment de bonheur partagé avec le public qu’on accueille et qu’on aide à s’installer le plus confortablement possible. Certains habitués viennent de loin et depuis de nombreuses années pour ce festival des Arts de la rue. Ils me reconnaissent parfois et me demandent conseil sur les spectacles proposés. Ce sont des moments privilégiés, même si on ne se couche pas de bonne heure ces soirs-là ! » reconnaît-elle en souriant.

Les concerts du jeudi se déroulant uniquement au Parvis des Océanes cette année, la bénévole témoigne que certains spectateurs ont regretté l’intimité du Bois-Joli, ainsi que son accessibilité« C’était aussi l’occasion pour nous de récolter des fonds avec la buvette, notre principale source de financement. Ça va être plus compliqué maintenant pour assurer le salaire de la personne qui assure la LSF », s’inquiète-t- elle.

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