Une journée pour lutter contre l’exclusion

0
« Fais-moi signe » permet des rencontres ludiques entre les enfants des centres aérés de la ville de Nancy, et les jeunes sourds de l’institut de la Malgrange.

Avec « Fais-moi signe », l’institut des Sourds accueille chaque année des enfants de centres aérés du département, pour leur faire découvrir l’institut. L’objectif de l’évènement : lutter contre l’isolement des personnes malentendantes.

« J’ai appris à dire bonjour dans la langue des signes », jubile Lenny, huit ans. Margot, quant à elle, sait désormais mimer le geste du coquillage. Ces deux jeunes lorrains faisaient partie des 230 participants à l’évènement « Fais-moi signe », organisé à l’Institut des sourds, ce jeudi, à Jarville-la-Malgrange.

Objectif de la journée : lutter contre l’exclusion que peuvent subir les personnes sourdes ou malentendantes, en leur faisant rencontrer d’autres enfants qui ne sont pas touchés par le handicap. « Le but est d’axer l’événement sur le vivre-ensemble et ainsi casser les barrières auxquelles peuvent faire face les enfants. Au début, forcément, des questions se posent, mais ensuite, les enfants utilisent la gestuelle verbale et tout devient plus facile », explique Simon Romano, responsable à l’association Aroéven, organisatrice de l’évènement.

Pour cette deuxième édition, une dizaine de centres aérés et MJC avaient répondu présent. Au programme, une kermesse, un flash mob mais aussi des stands de sensibilisation aux situations de handicap. « La principale problématique de la surdité, c’est l’isolement. Une journée comme celle-ci permet aux enfants de faire de nouvelles rencontres et de s’amuser comme les autres », précise Pierre-Luc Weisse, coordinateur de l’évènement.

Des séjours de vacances organisés

Dans le grand parc de l’Institut des sourds, au moment de la pause déjeuner, Ali et Kessy font connaissance. Le premier est issu de la MJC Beauregard. La jeune fille est quant à elle sourde de naissance. Si les premiers échanges sont compliqués, la glace est ensuite vite brisée. Le jeune garçon de huit ans est content : il mime le geste « bravo » avec une grande fierté.

Un dialogue qui illustre à merveille la volonté des jeunes des centres aérés de découvrir la langue des signes. « Les enfants sont très impliqués et se débrouillent toujours pour communiquer. On constate qu’un vrai mélange s’opère, et que les enfants sourds n’ont pas l’impression d’être traités différemment », précise Simon Romano.

L’association Aroéven organise également des voyages au ski ou à la plage tout au long de l’année. Un moyen pour les enfants de profiter du bonheur des vacances. Avec ou sans handicap.

« J’aimerais apprendre la langue des signes »

Arthur, 8 ans, MJC Bazin

« C’est nouveau pour nous de rencontrer des enfants sourds ou malentendants. J’aimerais beaucoup apprendre la langue des signes, pour pouvoir communiquer parfaitement avec eux. Pour l’instant j’ai juste appris à me présenter, c’est déjà un bon début. »

Écrire un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.