Isabelle, interprète en langue des signes : « Il y a une mauvaise connaissance du monde des sourds »

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Notre reportage s’intéresse à la langue des signes, utilisée par plus de 120.000 adeptes en France elle s’adresse aux sourds et malentendants. Pour pouvoir répondre à cette demande, il faudrait plus de 1500 interprètes. Aujourd’hui dans l’Hexagone, ils ne sont qu’au nombre de 500. Un manque à combler qui s’explique, entre autres, par la faible mise en valeur du métier d’interprète et par des avancées encore trop timides en faveur des sourds. Isabelle et Sophie, interprètes de la langue des signes, nous partagent leur vision du métier. Reportage d’Étienne Maillet.

Faire le pont entre le langage oral et la langue des signes : c’est l’exigeante mission des interprètes qui accomplissent un rôle éminemment important pour les sourds et malentendants. Pourtant déconsidérée et trop peu exposée, les interprètes manquent cruellement et de manière générale la société française n’est que peu adaptée. Des exemples peuvent inspirer la France, comme les États-Unis où il y a eu une grande évolution en la matière  » actuellement, il y a des universités accessibles aux sourds à 100%, les sourds ont vraiment accès aux métiers assez haut niveau, alors qu’en France on en est pas du tout là »  regrette Sophie. À la télévision également, la présence des interprètes se fait rare, pour Isabelle  » il y a une mauvaise connaissance du monde des sourds « 

Le métier d’interprète, qui demande un niveau bac +5, requiert un bon bagage en français et en langue des signes et nécessite d’être bilingue. Et si pour Sophie, le choix de devenir interprète s’est construit petit à petit, Isabelle, enfant de parents sourds, a dû apprendre très tôt la langue des signes pour pouvoir communiquer avec ses parents avant de choisir d’en faire son travail

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