Ils apprennent la langue des signes avant de savoir parler !

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Depuis le mois de septembre, les enfants de la crèche Les Frimousses sont sensibilisés au langage des signes. En se faisant mieux comprendre, l’objectif est de calmer les frustrations chez les tout-petits.

Il vient de fêter son deuxième anniversaire et connaît déjà 30 mots en langage des signes. Comme Lucien, les 40 enfants de la crèche Les Frimousses à Chantilly apprennent chaque semaine des mots en langue des signes à travers des comptines ou des images. Boire, manger, sommeil, colère… les petits réutilisent ces expressions de la vie quotidienne tout au long de la journée.

« Les tensions ont baissé »

« On n’enseigne pas la langue des signes comme l’utilisent les personnes sourdes ou muettes, il s’agit plutôt de petits mots-clés », explique la directrice de la crèche Sandrine Caria. Le principe, associer un geste de la langue des signes à un mot. « Par exemple, pour dormir, on rapproche la main de l’oreille en penchant la tête sur le côté et en fermant les yeux », indique la directrice. Selon elle, « L’enfant est compris plus facilement et cela va diminuer sa frustration ». « Depuis qu’on a commencé ce projet, les tensions ont baissé, ça crie beaucoup moins », raconte Nathalie Leriche, auxiliaire puéricultrice à la crèche. « En mettant des signes sur leurs émotions, ils voient qu’on les comprend et ça les apaise », ajoute-t-elle.

La jeune femme a constaté que les enfants qui utilisent le mieux le langage des signes sont aussi ceux qui parlent le plus. « Un petit garçon qui parle français et espagnol a appris 30 mots en langue des signes en seulement une semaine ! », se souvient-elle. Sinon pour les autres, les signes qui reviennent le plus sont « encore » et « eau ».

« Une tendance qui se développe »

Tout le personnel de la crèche a été formé en conséquence. « Personne n’était expert en la matière mais tout le monde était partant, j’en ai entendu parler dans la presse, c’est une tendance qui se développe de plus en plus dans les crèches », observe Sandrine Caria.

Le risque n’est-il pas que l’enfant s’enferme dans le mime et rechigne à apprendre à parler ? « Puisqu’on accompagne toujours le geste avec la parole, au contraire l’enfant va davantage parler », rassure Nathalie Leriche. Nathan Chantob, le papa de Lucien a constaté des progrès chez son fils depuis qu’il apprend le langage des signes : « il parle de plus en plus et maintenant à la maison c’est lui qui m’apprend des signes ! ».

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