Cinq choses à savoir sur la langue des signes

    0

    La langue des signes française (LSF) est une langue visuelle et gestuelle utilisé par les personnes malentendantes et certains entendants. L’expression du visage est très importante.

    Au XVIIIe siècle, l’abbé de l’Epée (1712-1789) comprend que les sourds-muets communiquent grâce à une langue particulière et ouvre la première école pour les sourds.  À sa mort, la langue des signes continue de se perfectionner au sein de son institution, mais cet élan va être brisé par le congrès de Milan en 1880. Les participants considèrent alors que la LSF n’est pas une vraie langue, qu’elle ne permet pas de parler à Dieu et que les signes empêchent les sourds de bien respirer, ce qui entraînerait des cas de tuberculose !

    Pendant un siècle, la langue des signes est proscrite et devient clandestine. Il faut attendre le XXe siècle pour qu’elle retrouve droit de cité. Aujourd’hui, son apprentissage se développe, notamment chez les entendants. Avant de vous lancer, voici ce que vous devez savoir.

    1. Pour bien signer, il faut connaître son alphabet sur le bout des doigts

    L’alphabet dactylologique permet de représenter chaque lettre de l’alphabet par une position définie des doigts de la main. Il permet d’épeler des mots inconnus et est indispensable pour se présenter. Ainsi, le prénom des personnes est toujours épelé avec la dactylologie, mais en entrant dans une communauté sourde, on reçoit un surnom (souvent en lien avec une caractéristique morale ou physique) , un prénom qui se fait en un seul geste. Les villes ont, elles aussi, leur propre signe

    2. C’est une langue à part entière avec son alphabet, son vocabulaire, sa syntaxe, sa grammaire, ses dictionnaires.

    La langue des signes est une langue reconnue comme telle depuis 2005. Il existe même un diplôme de bilinguisme français/LSF.

    Elle a une syntaxe qui lui est propre. « On place d’abord le quand pour signifier si on parle d’une action présente, passée ou future ( il n’y a pas de conjugaison) puis le , ensuite le quoi ou le qui et enfin le verbe, comme en allemand. Dans la LSF, on est comme au théâtre ou dans un travelling avant au cinéma. On plante d’abord le décor et, après, on explique ce qui se passe de manière plus précise », explique Christelle Odiot, formatrice en langue des signes à Clermont-Ferrand, au centre de langues Bonjour World.

    Et comme toutes les langues, la LSF évolue et intègre des mots nouveaux. Facebook, Twitter, Google , etc. ont chacun un signe dédié.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    Please enter your comment!
    Please enter your name here

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.