Les petits-enfants, Nelly Moisson et Jean Paugam (sœur et frère), ont exprimé leur émotion quant à la reconnaissance de l’œuvre sculpturale de très haut niveau de leur grand-père, « un homme bon et généreux », selon leurs propos.

Samedi, vers 14 h, la plaque relative à la rue Antoine Prigent (1896-1965), partant de la rue de Quimper et aboutissant allée du Bot, peu avant l’entrée des bâtiments du conservatoire botanique du Stangalard, a été inaugurée.

Organisée par le collectif des Sourds du Finistère, cette manifestation va permettre de mieux faire connaître le nom d’Antoine Prigent, sculpteur et ébéniste finistérien, médaille d’or à l’exposition internationale de 1937 à Paris et Grand prix d’honneur au concours Lépine de 1938.

De nombreux élus et membres de l’amicale des sourds du Finistère, ainsi que les petits-enfants de l’artisan, ont assisté, malgré la pluie, à cette inauguration. Jean Paugam, assisté de sa sœur, Nelly Moisson, ont dit leur fierté de voir la plaque porter le nom de cette voie, à Saint-Marc où est décédé leur grand-père, rue du Tinduff.

Anne-Marie Kervern, adjointe au maire chargée du handicap, a retracé le cursus d’Antoine Prigent. Ouvrier ébéniste, sinistré de guerre, avec son épouse Marie et sa famille, ils se réfugient en Normandie, à Pontorson. Rencontrant une patrouille américaine, il ne répond pas aux sommations (en raison de sa surdité) et est blessé par balle. Se rendant compte de leur erreur, les soldats lui portent secours et le transportent à un hôpital de campagne américain. Il sera déclaré invalide civil de guerre à 100 %. Il revient à Brest, où il se consacre à titre personnel à son métier de sculpteur, réalisant de magnifiques œuvres.

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