Semaine internationale des Langues des Signes à Metz : la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel présente pour l’ouverture

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La secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel, ici avec le maire de Metz (à droite)

Du 17 au 21 septembre a lieu à Metz la Semaine internationale des Langues des Signes : une semaine d’ateliers et de discussions, ouverte lundi en présence de la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel.

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, était présente lundi matin à Metz pour l’ouverture de la Semaine internationale des Langues des Signes qui se tient à l’Institut national de jeunes sourds (I.N.J.S), avant une journée internationale décrétée le 23 septembre.

La direction de l’institut souhaitait à cette occasion prouver s’il était encore nécessaire l’importance de la langue des signes française (LSF), mais aussi démontrer qu’elle n’est pas utile qu’aux sourds. Elle peut être apprise par tous et dès le plus jeune âge.

La langue des signes dès le berceau

On peut d’ailleurs l’apprendre dès le berceau, ou du moins les bases : la langue des signes pour bébé (LSB) est pratiquée par certains professionnels de la petite enfance en crèche. Ils associent un geste pour chaque mot : la parole et le signe sont toujours liés.

Les tout-petits apprennent des mots simples, utiles dans leur quotidien« Manger, boire, dormir, c’est ciblé sur les besoins fondamentaux. On signe aussi les comptines et petit à petit les enfants même entendants reprennent les signes avant même de parler », explique Virginie, professeure spécialisée à l’I.N.J.S.

La langue des signes permet aux enfants de comprendre ce qu’il se passe. On met du sens sur ce que l’on vit, ce que l’on fait » – Virginie, enseignante à l’I.N.J.S

« Du coup, on est beaucoup plus épanoui, moins introverti. C’est fondamental à mon sens », assure l’enseignante. Dans son discours, la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel a assuré qu’elle souhaitait une « démocratisation complète » et même une « égalité » de la langue des signes avec les langues « parlées », élevant la LSF à une « forme d’art » qui permet l’inclusion sociale. Et dans les crèches, « pourquoi pas les aider à développer ça », la secrétaire d’Etat ne dit pas non.

D’après la mairie de Metz, toutes les crèches municipales pratiquent déjà cette gestuelleassociée à la parole, à des degrés plus ou moins poussés.

Apprendre tout au long de sa vie

Pour ceux qui n’ont pas été initiés dès leur plus jeune âge, il n’est pas trop tard. A Forbach, la chorale du lycée Blaise-Pascal, en zone prioritaire, a signé il y a un peu plus de deux ans un partenariat avec l’I.N.J.S. Depuis, ils montent des spectacles ensemble en signant des chansons, comme Imagine de John Lennon. Ce partenariat est né après les attentats parisiens dans une volonté de rassemblement et de respect de l’autre.

Céline Kaczynski, enseignante en sciences sanitaires et sociales, s’occupe de la chorale. « Si on veut permettre à nos jeunes de comprendre l’autre, il faut travailler avec, il ne s’agit pas de faire une journée du handicap », explique-t-elle. L’objectif est de « s’ouvrir vers l’extérieur et de lutter contre les discriminations ».

Si la langue des signes est encore très méconnue des entendants, elle est reconnue en France comme langue à part entière dans le code de l’éducation depuis la loi du 11 février 2005.

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