Une première visite commentée en langue des signes au Musée Flaubert et d’histoire de la médecine de Rouen

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Attentifs, les visiteurs ont apprécié cette visite commentée par la conférencière Lisa Concato (2e à g) et l’interprète en LSF Emilie Tolian (au centre)

Culture. Le Musée Flaubert s’ouvre aux sourds et malentendants. Sa première visite en langue des signes a eu lieu samedi.

Le Musée Flaubert et d’histoire de la médecine a vécu une première, samedi, avec une visite commentée en langue des signes de son exposition sur « La Petite enfance et la naissance ».

« C’est vraiment une première, pour rendre le musée plus accessible », confirme Sophie Demoy, sa conservatrice. Elle a sollicité pour l’occasion la conférencière Lisa Concato, qui n’en est pas à sa première expérience du genre, et une interprète en Langue des signes française (LSF), Émilie Talian du Scop Liesse (service d’interprétation français). « Émilie m’a dit qu’il y avait une demande de la part des personnes sourdes et malentendantes, qu’elles ne connaissaient pas du tout le musée et avaient une envie de le découvrir », explique Sophie Demoy. Dont acte.

« C’était super »

L’exposé a doublement plu au groupe mixte d’une douzaine de visiteurs dont la moitié sourds ou malentendants.

Et ça s’est très bien passé, le tandem conférencière-interprète a si bien fonctionné que l’échange avec l’assistance a été instantané, riche et fort intéressant des deux côtés. Les questions ont fusé dans un dialogue continu sans qu’il y ait décalage avec l’interprète. Au point qu’à l’issue de ce petit tour, les visiteurs ont eu du mal à partir.

« C’était super, justement, se réjouit Yves, retraité et membre du collectif Normandie Culture Sourd (NCS). Nous les sourds, nous n’avons pas souvent accès à ce genre de format, en plus c’est du local, on découvre plein de choses sur la région. » Et d’ajouter sur l’accessibilité aux lieux culturels pour les sourds et malentandants : « Il faut que ça évolue, ce n’est quand même pas très rapide ».

En attendant que les musées se dotent de personnels formés en LSF, la réussite de cette visite au Musée Flaubert est un bon signe. Sophie Demoy compte bien poursuivre dans cette voie : « Là c’est une première, mais je pense que d’ici la fin de l’année, nous en organiserons une autre sur un autre thème. »

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