Un dico français – langue des signes

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Pour ce projet, l’université de Namur travaille avec l’école Sainte-Marie, qui inclut depuis le début des années 2000 des groupes d’enfants sourds dans des classes d’entendants.

Grâce au Fonds Baillet Latour, l’UNamur développe actuellement un dictionnaire bilingue contextuel français-langue des signes.

Le travail est le fruit d’une collaboration multidisciplinaire. Il est, en outre, issu des recherches les plus récentes menées en linguistique de la langue des signes et en informatique. Il est destiné à un large public: les enfants sourds, leurs familles, leurs enseignants, les traducteurs ou encore les interprètes…

L’objectif de ce nouvel outil est d’aider ceux qui en ont besoin dans des tâches nécessitant le passage entre une langue vocale, comme le français, et une langue des signes. Concrètement, ce dictionnaire contextuel utilisera de nombreuses productions en langue des signes de Belgique francophone (LSFB), enregistrées sous forme de vidéos, et leurs traductions en français pour en faire un répertoire de textes bilingues que l’on pourra à terme interroger dans les deux langues et consulter gratuitement.

Construit à partir de données de français et de LSFB, il concerne prioritairement le public sourd et entendant cherchant à améliorer sa maîtrise du bilinguisme entre français et LSFB: élèves, parents, étudiants, traducteurs, interprètes, enseignants, etc.

On notera que sa structure le rendra applicable à d’autres couples langue vocale – langue signée comme l’anglais et la langue des signes britannique, le néerlandais et la langue des signes flamande ou la langue des signes des Pays-Bas.

Au départ de Namur, c’est l’ensemble de la communauté des signeurs en Europe qui pourrait donc bénéficier de cette innovation.

Un labo unique

Ce projet de recherche est prévu pour une durée de trois ans. Outre le développement du dictionnaire, il permettra d’augmenter significativement la quantité de données traduites, de façon à pouvoir appliquer ensuite des méthodes d’analyse et de comparaison automatique des deux langues.

Rappelons que l’UNamur est pionnière dans le domaine de l’étude linguistique de la LSFB. Son Laboratoire de langue des signes de Belgique francophone (LSFB-Lab) est unique en Belgique. Il collabore étroitement avec l’école namuroise Sainte-Marie, qui inclut depuis le début des années 2000 des groupes d’enfants sourds au sein de classes d’entendants, offrant à ces élèves un enseignement bilingue.

En soutenant ce projet, le Fonds Baillet Latour s’associe à une initiative qui correspond à plusieurs de ses objectifs: encourager la recherche de pointe, soutenir l’éducation et favoriser l’inclusion sociale en Belgique.

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