La langue des signes et hip-hop s’accordent à Saint-Gilles

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Avec la compagnie lorientaise Eskemm, les élèves de CM1-CM2 de Saint-Gilles conjuguent des phrases dansées et signées avec bonheur. Ils préparent même un spectacle de hip-hop.

Dans la grande salle de la maison de quartier de Saint-Gilles, la classe de CM1-CM2 monolingue est en plein travail.

Face à l’objectif, chacun a choisi un signe.

Lundi après-midi, c’est leur quatrième séance sur les six que comporte cette initiation au langage des signes. Ici, rien de statique. En un ballet bien réglé, les écoliers vont et viennent, traversent la salle pour aller vers l’autre et lui exprimer un signe. Et puis, soudain, tous s’allongent et se relèvent, les yeux fermés, en une gestuelle très lente. Car on n’est pas vraiment dans un apprentissage classique de la langue des signes, telle qu’elle est enseignée pour communiquer avec les personnes malentendantes« Ce sont des phrases dansées,explique Valérie Michel, l’enseignante. L’expression corporelle est un excellent outil ludique. Sur le thème du rêve, nous montons un spectacle hip-hop. »

Croiser signes et expression artistique

Pour réaliser le projet, l’école privée de Saint-Gilles a fait appel à la compagnie lorientaise Eskemm (en breton, « échange »). La compagnie Eskemm, c’est la rencontre, en 2003, entre Fadil Kasri, chorégraphe et danseur hip-hop, et Karine Le Bris, chorégraphe et danseuse contemporaine. La démarche des deux chorégraphes s’élargit très vite à toutes formes de croisements artistiques : musique, arts plastiques, textes, marionnettes…

Exercice en face à face.

À Saint-Gilles, le croisement se fait entre le signe et l’expression corporelle. Pendant deux heures, guidés par Fadil Kasri, les écoliers, se prêtent au jeu.

 

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