La belle année d’Aurélie Coudon

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Tennis-Aurélie Coudon-photo Anne Le Nézet

Malentendante, Aurélie Coudon laisse de côté son handicap une fois entrée sur les courts de tennis. Raquette en main, la Morbihannaise a vécu une année exceptionnelle, avec notamment deux médailles d’argent ramenées des « Deaflympics », l’équivalent des JO chez les sourds.

La ville de Samsun restera à jamais dans la mémoire d’Aurélie Coudon. C’est dans cette ville de Turquie que se tenaient les Deaflympics, un rendez-vous que la joueuse de 29 ans découvrait en juillet dernier. Sacrée championne de France sourd et malentendant au printemps, la sociétaire de Lorient Tennis a ensuite été retenue au sein de l’Équipe de France pour participer à cet événement mondial. Battue en quarts du simple par la future championne Chia-Wen Lin (Taïwan), elle a ensuite décroché deux médailles d’argent en doubles dames et en mixte. « J’étais déjà contente d’arriver jusqu’en quarts des simples car j’étais partie de rien. Encore maintenant, j’ai du mal à réaliser que j’ai ramené deux médailles. Ça a été une très belle expérience dans une très bonne ambiance. Il a fallu s’adapter car, habituellement, je joue avec un appareil (de correction auditive, NDLR) lors de mes tournois en France. Mais là, c’était interdit ! », raconte celle qui travaille dans la chimie à Landerneau.

« Le handicap n’est pas un frein dans la vie »

Soutenue par ses parents Christian et Nadine ainsi que par sa petite soeur Hélène, Aurélie Coudon est désormais une véritable ambassadrice de son sport chez les malentendants et espère pourquoi pas être suivie par d’autres personnes porteuses de ce handicap. « J’aimerais que les enfants malentendants aient plus de possibilités pour pratiquer un sport, et pourquoi pas le tennis. Le handicap, ce n’est pas un frein dans la vie. Faire du sport, c’est s’épanouir pleinement. Personnellement, ça m’a permis d’avoir plus confiance en moi », poursuit la championne.

À Munich cet été

Pratiquant le tennis depuis ses 6 ans à Lorient, avec une pause de six ans (2004-2010) pour se consacrer à ses études de chimie, la Bretonne ne veut pas s’arrêter là et vise déjà les championnats du monde par équipes à Munich cet été avec Marine Beney et Lucie Boulestreau. « Je pense que ce sera très difficile. Il y aura des Américaines et des Espagnoles qui n’étaient pas en Turquie. Il va falloir que je m’entraîne sur terre battue, ce sera la surface à Munich », explique Coudon. Avant de penser, pourquoi pas, aux Deaflympics de 2021 qui se dérouleront à Los Angeles.

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