De l’oisiveté au travail d’intérêt général pour trois incendiaires

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Ces jeunes-là n’avaient pourtant jamais fait parler d’eux. Trois ados sourds-muets qui, pour leur première bêtise, ont tout de même mis le feu à une voiture et volé des vélos jetés ensuite dans le canal à Auby.

Avec leur interprète, à la barre, deux d’entre eux ont tenté de démontrer qu’ils n’avaient pas l’intention d’incendier le véhicule cette nuit du 10 juin 2017. Ils auraient mis le feu à un prospectus pour se sécher les mains. Boule de papier qui a fini dans le caniveau, sous la voiture. Ils jurent avoir appris l’incendie le lendemain et qu’il s’agissait d’un accident. Pour les vélos, ils ont tendance à mettre ça sur le dos de l’absent.

Pour la victime, une maman célibataire de deux enfants, la pilule est difficile à avaler. Elle espère au moins récupérer ce qu’elle a dû rajouter pour se racheter un véhicule. Les deux jeunes gens montrent un visage différent face à la présidente. L’un est tout penaud, l’autre, brut de décoffrage. Quand la présidente leur propose des heures de travail d’intérêt général, le premier accepte, le deuxième non. «  Vous préférez la prison ?  » «  J’aime pas travailler  », ose-t-il. Après quelques secondes de réflexion, il change d’avis.

Ils ont finalement été condamnés à quatre mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d’intérêt général. Ils devront également rembourser 2 400 € à la victime. En guise de sortie, le jeune homme, adepte de l’oisiveté, a posé une dernière question qui a interloqué le tribunal : «  Et si je suis fatigué, comment je fais ?  »

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