Une colonie de vacances mêlant enfants sourds et valides pour sensibiliser au handicap

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 Chaque année, garçons et filles sourds ou entendants, de 6 à 11 ans, se cotoient lors d’une semaine de vacances.

Randonnées en moyenne montagne, parcours aventure, tir à l’arc, jeu de piste géant, baignade, patinoire, trampoline… Entendants, malentendants ou sourds, le programme des vacances sera le même pour tous. À partir du 13 août, ce sont 12 enfants de 6 à 11 ans qui partiront pendant une semaine à Pralognan-la-Vanoise (Savoie). Parmi eux, 8 jeunes sourds et malentendants. Le même jour, 8 autres enfants de 13 à 17 ans partiront dans la station des Orres, en PACA. Chaque année, la Fondation de France propose à des enfants avec une déficience auditive de partir dans une colonie de vacances ordinaire avec des enfants valides.

L’objectif de cette colonie de vacances: «Leur faire oublier le handicap et leur redonner l’insouciance en leur permettant de faire les mêmes activités que les autres, avec les autres», explique Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France. Seule différence avec un séjour classique, la présence d’une animatrice professionnelle de la langue des signes (LSF) pour faciliter la communication. «Elle peut ainsi leur expliquer les consignes lors d’activités, les règles du jeu mais aussi leur venir en aide s’il faut changer la pile de leur appareil auditif, par exemple», commente Marie-Laure Jeandot, administratrice de l’Association nationale de parents d’enfants déficients auditifs.

Seuls quelques ajustements se font naturellement: «Au lieu de s’appeler d’un bout d’une pièce à l’autre, on va lever la main ou venir se taper sur l’épaule», détaille Sonia Veilex, directrice du centre UCPA de Pralognan qui reçoit chaque année, l’été et l’hiver, un séjour avec de jeunes sourds et malentendants. Durant la semaine, de petits cours sont organisés pour apprendre aux enfants volontaires les rudiments de la langue des signes. Et lorsque les bases de LSF ne suffisent plus, les enfants improvisent sans difficulté. «On s’aperçoit que le contact se fait très naturellement, sans tabou. Ils n’ont pas forcément besoin de se parler pour se comprendre. Un regard, un geste suffit», remarque Sonia Veilex.

Pour Axelle Davezac, les bienfaits de ces séjours pourraient se faire sentir sur le long terme. «Les enfants qui ont cotoyé des jeunes en situation de handicap n’auront pas d’a priori ou d’idées préconçues sur la surdité lorsqu’ils seront adultes», se félicite-t-elle. Et finalement, «ils sauront que l’on peut vivre tout à fait normalement avec ces personnes, dès lors que l’on en a l’envie».

1 COMMENT

  1. Bonjour je voudrais m informer les sites pour des colonies lsf car mon fils est sourd et besoin de communiquer en lsf avec les autres sourds .. il a 15ans et demi. Merci de votre aide cordialement Carole

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