Les émouvants dessins d’un enfant sourd en 1845

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La sous-série 3 X (assistance sociale, 1800-1940) abonde de témoignages personnels sur le quotidien difficile des pauvres, tout au long du XIXème siècle. Au travers de leurs nombreuses correspondances sollicitant l’aide publique pour améliorer leur « funeste » condition, ils soulignent, souvent avec beaucoup de dignité, l’âpreté de leur vie, leurs difficultés de subsistance et l’ampleur des besoins en termes d’assistance.
Lorsque ces courriers concernent les enfants, en particulier les enfants touchés par la maladie ou le handicap, ils traduisent souvent la détresse des familles devant leur incapacité à pouvoir assumer financièrement l’éducation ou l’infirmité de leur enfant.

La lettre manuscrite (cotée 3 X 257) que ce père, revendeur de chandelles, adresse au préfet pour son fils de 10 ans, sourd-muet de naissance, en est la preuve poignante. Elle est datée du 27 juillet 1845. Le père y fait l’éloge de l’intelligence de son enfant et espère obtenir des bourses pour un placement en institution.

Comme pour étayer la légitimité de sa requête, il joint une série d’esquisses réalisées par son fils.
Ces dessins, au nombre de huit, représentent, avec beaucoup de réalisme et un sens aigu de l’observation, des scènes de la vie de tous les jours, en France, dans le département de la Haute-Garonne, sous la Monarchie de Juillet, reproduites par un enfant de 10 ans.
Certains y reconnaitront peut-être le village de Montesquieu-Volvestre où le jeune garçon est né et a grandi. Tous seront frappés par la place prépondérante qu’occupaient, alors, la religion catholique et l’armée dans la conscience collective.

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