« On est souvent mis à l’écart »

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Sonia Gomes, une jeune habitante de Nanteuil sourde

Nanteuil. « Plus il y aura de gens formés, plus on sera intégrés », se réjouit Sonia.

Le langage des signes permet de rompre l’isolement des sourds-muets. « Plus il y aura de gens formés, plus on sera intégrés. On est souvent mis à l’écart », regrette Sonia Gomes, sourde-muette, mère de deux enfants. « Nous devons avoir recours à des interprètes qui coûtent 270 € de l’heure.

J’ai passé une nuit de contractions à l’hôpital, pendant ma grossesse. J’ai payé 600 € une interprète. C’est très lourd pour nous. »
Cette habitante de Nanteuil assiste parfois aux cours du centre de loisirs de Thi My, devenue une amie. Elle lève les pouces en l’air, pour féliciter les animateurs. Ses enfants ne sont pas sourds, mais peinent à apprendre correctement leur poésie pour l’école : impossible pour Sonia et son mari de vérifier leur diction. Alors c’est Thi My qui aide la famille; elle aussi qui les accompagne chez le médecin.
Pour prendre un rendez-vous médical, Sonia passe par Viable, un centre d’appels avec traduction visuelle, qui facture 21 € les vingt minutes de téléphone. « Pour trouver du travail, c’est très compliqué. Les employeurs ont peur de nous embaucher, ils ne se donnent pas la peine de communiquer par écrit avec nous, même si nous avons les compétences. »

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3 COMMENTS

  1. On est une association Bayt sourds muets au maroc on est les seule a enseignee le lsf on cherche des associations des interprete pour ns aider a former des formateur ….hebergement assure merci de faire passer le message

  2. C’est à l’ hôpital de prendre en charge des frais d’ interprètes. Les interprètes savent parfaitement ….? l’article 78 de la loi fait obligation “Dans leurs relations avec les services publics, qu’ils soient gérés par l’Etat, les collectivités territoriales ou un organisme les représentant, ainsi que par des personnes privées chargées d’une mission de service public, les personnes déficientes auditives bénéficient, à leur demande, d’un dispositif de communication adapté peut notamment prévoir la transcription écrite ou l’intervention d’un interprète en langue des signes française ou d’un codeur en langage parlé complété.”

    • Vous êtes sûr ??

      « les personnes déficientes auditives bénéficient […] d’une traduction […] visuelle de toute information orale ou sonore les concernant selon des modalités et un délai fixés par voie réglementaire ».

      Je ne suis pas juriste ou spécialiste en droit. Mais visiblement, l’article 78 ne dit pas qui doit payer. L’article stipule que si la personne sourde veut faire appel à un interprète (ou un codeur…), c’est possible. Elle a le droit de faire appel à un interprète. Mais l’article ne dit pas qui va payer.

      La loi de février 2005 prévoit une aide financière. La Prestation de compensation du handicap (PCH). Cette aide est versée par le Conseil Général et doit, normalement, permettre aux personnes sourdes, de couvrir les besoins d’un interprète en LSF.

      La PCH est insuffisante. Mais le but est de verser de l’argent à la personne en situation de handicap pour qu’elle puisse être autonome. Payer un interprète entre dans cette démarche d’autonomie des Sourds.

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