La formation au langage des signes a repris aux JSA.

C’est aussi la rentrée pour la LSF.

Professeur et interprète en langue des signes fraaise, Patrice Carillo a repris ses cours aux JSA, la semaine dernière et au lycée professionnel de Saint-Augustin. Cette année, il démarre aussi la formation de personnels hospitaliers à l’Institut des métiers de santé de l’hôpital Xavier-Arnozan. Ce stage de niveau 1 – dix sont nécessaires pour « parler » couramment – a réuni à la maison de quartier Marie, Olivia, Charles, Josiane, Pauline…

« Les services publics ont bien compris l’importance de se former à la langue des signes, avec la loi du 11 février 2005 relative à l’intégration et à l’égalité des chances, qui devra s’appliquer en 2015 », explique Patrice, qui a créé le Centre d’apprentissage de la langue des signes fraaises (1), à Bordeaux. « Il y a des besoins dans les entreprises ou les administrations : la loi leur donne obligation d’accueillir comme il faut les personnes handicapées », rappelle-t-il.

Mais beaucoup de particuliers s’y intéressent aussi de plus en plus, à titre personnel. Marie, 18 ans, est étudiante en sciences du langage. Olivia, 20 ans, veut devenir interprète en LSF. Josiane, en fin de carrière à France Télécom, fait la démarche dans le cadre d’un projet professionnel : l’accueil des personnes sourdes. Atteinte d’un déficit auditif, elle souhaite aussi aborder sa maladie de façon plus harmonieuse. Charles, lui, côtoie beaucoup de malentendants. Ce stage lui permettra de mieux entrer en contact avec eux.

Pour Pauline, comédienne nomade et danseuse, la langue des signes fraaise, c’est à la fois de la danse, du théâtre, de la poésie, un mode d’expression nouveau, plus large. « Et dans un monde de sourds, il était temps que je puisse leur parler ! » La jeune voyageuse parle déjà quatre langues. Elle est revenue à Bordeaux pour suivre les stages de Patrice Carillo : « Je veux juste pouvoir rencontrer les gens, le niveau 5 suffira ! « Chaque pays a sa langue des signes et tant mieux », lui explique Patrice. « Si c’était une langue universelle, elle serait morte, une langue appartient à une culture, à un pays ». Cela dit, avec la LSF, on peut se faire comprendre par une personne sourde en France et à l’étranger. « On parle avec les mains, le corps, les yeux, ça vient du cœur », lance Pauline qui a tout compris.

(1) CALSF, http://www.lsf-bordeaux.fr. Tél. : 06 08 57 90 76

Source : http://www.sudouest.fr © 24 Septembre 2012 à Bordeaux

 

1 COMMENT

  1. Arreter de publier ce journal, il n’est pas profeseur lsf ni interprete c’est un manipulateur, pauvres les entendants trop naifs ..pour quoi lles entendants nepeuvent pas aller chez Visuel c’est unn professur sourd lui meme vrai en lsf depuis naissance…et aussi lui n’a pas de diplome de interprete demande AFLIS car j’ai deja demandé et me dit lui n’as pas de diplome …voila…indignez vous les entendants mieux demander avis les sourds ou AFLIS ou INTERPRETIS à vous voir…….
    sourdialement
    citoyenne bordelaise

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