Journée mondiale des sourds : La généralisation du langage des signes est incontournable

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C’est sous le signe de la vulgarisation et de la généralisation du langage des signes, comme moyen d’intégration sociale et professionnelle, que la Fédération algérienne des sourds (FNSA) a célébré hier la Journée mondiale des sourds.

C’est sous le signe de la vulgarisation et de la généralisation du langage des signes, comme moyen d’intégration sociale et professionnelle, que la Fédération algérienne des sourds (FNSA) a célébré hier la Journée mondiale des sourds. Une occasion pour les représentants de cette catégorie de population de faire le point sur les réalisations, les insuffisances et les projets de la fédération à l’adresse des sourds algériens.

C’est aussi une opportunité de briser le monde du silence qui caractérise la vie de ces handicapés auditifs et sensibiliser les autorités, mais aussi tous les citoyens, sur les meilleurs moyens de venir en aide à cette catégorie d’Algériens.
Dans une conférence de presse animée hier au siege de la fédération, le secrétaire général de la FNSA, M. Mohiédine Bachir, insiste sur le fait que la langue des signes est la seule alternative pour la communication de ces personnes handicapées, lançant un appel aux institutions et organismes publics, particulièrement ceux en contact avec les citoyens, de penser et de réfléchir à former leurs personnels à la langue des signes afin de permettre aux sourds de s’intégrer, ne serait-ce que socialement. Ce serait la seule façon de mettre fin à la marginalisation des sourds, a indiqué M. Bachir. En outre, ce responsable a déploré le rôle de la télévision, qui reste «très limité», en matière d’émissions destinées à cette frange de la population. Le secrétaire général de la FNSA affirme que toutes les difficultés qu’ils rencontrent sont liées essentiellement à la communication. Dans ce sens, «notre fondation, qui lutte depuis sa création en 1981 contre le rejet des sourds, assure la formation pour les interprètes de la langue des signes», a-t-il précisé. Dans ce sens, une subvention a été degagée par le ministère de la Solidarité nationale afin de mettre en place un centre de formation du langage des signes. Il y a lieu de relever la formation de 250 greffiers depuis 2008, en attendant la généralisation aux autres corps de la sécurité et de la douane, ainsi que d’autres administrations publiques, malgré les efforts consentis par l’Etat pour améliorer le sort de cette catégorie de handicapés, «largement marginalisée». Selon eux, leur situation est «vraiment alarmante». Les intervenants sont revenus sur la stratégie de l’insertion sociale et professionnelle des sourds, qu’ils jugent insuffisante. «Les handicapés auditifs vivent actuellement des problèmes socioprofessionnels au quotidien.» Les responsables accordent peu d’intérêt à ces handicapés.
Beaucoup reste à faire, car les lois en vigueur devraient être amendées, notamment celles liées à l’insertion professionnelle des personnes sourdes. Elles sont entre 500.000 et 800.000 handicapés auditifs en Algerie, et l’appel lancé avec insistance lors de la conférence de presse d’hier vise à permettre à ces personnes de pouvoir au moins retirer leurs papiers des services de l’état civil au niveau des APC sans être accompagnées par une tierce personne, de pouvoir conduire une voiture sans être traitées de tous les noms, car le conducteur n’a pas entendu le klaxon de la voiture derrière lui, de pouvoir poursuivre des études universitaires et enfin de pouvoir communiquer avec le langage des signe sans avoir l’air ridicule.

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