Un combat pour ses études

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Marion Rouvel a un rêve, devenir éleveuse de chiens. Une vocation qui s’est éveillée au contact de son fidèle compagnon, Dirac. Pour cela, et malgré sa surdité, l’adolescente de 15 ans a fait le grand saut : partir en pension hors du département et du parcours adapté qu’elle suit depuis la maternelle. « Au lycée professionnel agricole de Figeac, le monde des sourds et de la langue des signes, c’est une grande inconnue » explique Félicie, sa mère. « L’interprète vient à nos frais d’un autre département : 3 heures quotidiennes sont gâchées en trajets. » Les finances familiales s’épuisent, et il a fallu faire des choix : l’interprète ne vient déjà plus que le mardi, et officie par téléconférence le jeudi. « Grâce aux efforts du lycée, je me suis très bien intégrée là-bas, explique Marion. Mais suivre les cours uniquement par écrit, c’est frustrant ». Sa mère attend que la Maison Départementale des Personnes Handicapées statue sur son cas le 8 mars prochain, décide du montant d’une éventuelle allocation et lui reconnaisse le besoin d’un interprète. Lucide, Marion ne veut pas brûler les étapes, mais ne perd rien de son abnégation : « vu la situation financière compliquée, je ne me projette pas trop. Même si ce n’est pas autorisé à l’heure actuelle, pourquoi pas devenir maître chien dans l’armée ou les douanes… » En voyant Marion évoluer avec son chien Dirac, on conçoit aisément que pour exercer un tel métier, l’ouïe et la parole peuvent être superflues. Ismaël Paredes

Source : http://www.ladepeche.fr © 25 Février 2012 à Toulouse

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