Les jeunes volleyeuses sourdes montent au filet

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Volley. Les sept jeunes femmes, sourdes, ont constitué une équipe et commencé leur championnat à la mi-octobre. Maintenant, elles veulent la pérenniser.

L’histoire

« Alice a pris contact avec nous en juin dernier. On s’est donné rendez-vous au mois de septembre pour s’inscrire au championnat national handisport, section « sourds ». Son initiative collait avec le projet du club. » Florian Foulquier l’agent de développement du Caen-volley-ball a accueilli très favorablement l’initiative d’Alice Toumine.

En compagnie d’Any, Marie, Radia, Élodie, Mathilde et Jennifer, elle a monté une équipe en trois mois, le tout pour jouer dans un championnat national. « On se connaît depuis longtemps, explique Alice, on s’est connu au Crop (Centre de ressource de l’ouïe et de la parole à Bretteville-sur-Odon, N.D.L.R.). J’ai eu l’idée de venir ici car il y avait déjà un garçon sourd, Benjamin, qui jouait au Caen VB. »

Les sept jeunes femmes ont commencé leur championnat à la mi-octobre avec deux équipes rouennaises et deux équipes parisiennes.

Pas de miracle pour leur première année de pratique puisqu’elles ont terminé à la dernière place. « Mais, à chaque fois, elles ont progressé, précise Florian Foulquier,elles ont vu qu’elles ne faisaient pas ça pour rien. »

Pour pouvoir jouer le mieux possible, les filles ont utilisé des rituels de plus en plus huilés, « on a chacun notre territoire, on utilise des codes, bon ça nous arrive de nous percuter, mais ça arrive chez les entendants aussisouligne Alice. Après je pense que de part notre handicap, on a aussi un visuel plus développé. »

Lorsqu’elles jouent avec les entendants, les jeunes filles ont un autre problème, « souvent, nos équipiers nous disent, J’ai ! J’ai ! » réflexe quand tu nous tiens…

Florian Foulquier aimerait d’ailleurs les faire jouer en championnat départemental classique, surtout que le championnat handisport est déjà terminé. « Mais on aurait besoin de financement », car les filles devraient payer la licence normale, en plus de la licence handisport. Mais pour l’instant, l’essentiel n’est pas là, car pour assurer la pérennité de l’équipe dans le championnat handisport, d’autres filles doivent intégrer l’équipe « avoir 2-3 filles en plus ce serait génial, car 7 ça ne fait pas beaucoup, »constate Alice.

Ainsi les filles qui jouent en 4 contre 4 en championnat ne peuvent pas s’aligner en coupe de France, qui se joue à 6 contre 6.

Avis aux amatrices donc, qui peuvent se rendent aux entraînements le mercredi soir (18 h 30-20 h) au complexe sportif de La Haie-Vigné.

Source : http://www.ouest-france.fr © 16 Février 2012 à Caen

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