Sans aménagements pour mon handicap au sein de l’école, j’aurais aban…

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Seuls 2 bacheliers en situation de handicap sur 10 poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur, et ils ne sont que 4 % à intégrer une grande école. Pourtant, universités et écoles se bougent pour inverser cette tendance, soutenues par les entreprises, soumises à de fortes pénalités financières si elles ne respectent pas leur quota de travailleurs handicapés. État des lieux et témoignages de 4 jeunes qui ont osé aller plus loin que le bac.

“Sans aménagements pour mon handicap au sein de l’école, j’aurais abandonné.”

Visant au départ des études courtes, Floriane, 21 ans, sourde profonde, a finalement osé aller dans une école d’ingénieurs, l’INSA de Rennes, où elle est actuellement en 3e année.

De multiples allers-retours. “Jusqu’en CE2, j’étais dans une classe annexée avec des sourds et des malentendants, au sein d’une école normale, puis j’ai intégré une classe d’entendants avec 1 ou 2 autres sourds. En changeant de collège, j’ai dû retourner en classe annexée, pour finalement réintégrer une classe d’entendants jusqu’à l’obtention de mon bac. J’étais accompagnée par des professeurs spécialisés. Durant toutes ces années, j’ai appris à oraliser. Au départ, j’étais partie pour faire des études courtes mais on m’a conseillé une école d’ingénieurs avec classe préparatoire intégrée.”

L’INSA de Rennes, une école handi-accueillante. “J’ai choisi l’INSA (institut national des sciences appliquées) de Rennes pour la variété de ses spécialités, son ouverture à l’international et sa politique handi-accueillante. C’est important pour moi. Si ma scolarité se passe bien, ça reste difficile. Un interprète vient à tous les cours, et je bénéficie du tiers-temps pendant les examens, que je passe dans une salle à part. Sans ces aménagements, j’aurais certainement abandonné. Avant l’entretien de recrutement, les intervenants ont été prévenus de mon handicap. Il n’y avait pas d’interprète, car ça s’est fait à la dernière minute. Comme ils n’étaient que 3, nous avons pu communiquer sans problème.”

Plus facile pour les ingénieurs. “J’ai effectué un stage dans un laboratoire d’électronique au CEA [Commissariat à l’énergie atomique], que j’ai trouvé par une relation. J’avais indiqué que j’étais sourde, en précisant que je savais oraliser. Après l’école, je ne sais pas encore quel métier je vais exercer mais je veux intégrer une entreprise sensibilisée au handicap. Heureusement, j’ai l’impression que les entreprises se mobilisent de plus en plus pour adapter les postes aux personnes handicapées. En particulier dans le monde des ingénieurs.”

Source : http://www.letudiant.fr © Mars 2011 à Rennes

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