A Marcel-Pagnol, les sourds sont comme les autres

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Depuis la rentrée, l’école de Bellejouanne accueille douze enfants sourds. Intégrés aux autres élèves, ils suivent la scolarité la plus normale possible.

Dans la cour, rien ne distingue Chaïma, Anae et Océane (les trois premières jeunes filles en partant de la gauche) des autres élèves.

Chaïma, Anae et Océane font partie de la classe de CE2 de Stéphane Descoubes. Plongées en pleine leçon de découverte du monde, les trois jeunes filles affichent le même empressement à répondre aux questions, la même bouille amusée à tracer à la craie les ombres projetées par le soleil. Seule la présence de Claudie Pessereau permet de noter une différence. Jamais loin des trois écolières, cette professeur spécialisée pour déficients auditifs s’assure que les trois jeunes filles assimilent bien le cours.

 » Se stimuler au contact des autres  »

Car Chaïma, Anae et Océane sont sourdes, comme neuf autres enfants scolarisés dans cette école de Bellejouanne. « Ces élèves bénéficient du côté rassurant de se retrouver entre enfants souffrant du même handicap et du côté stimulant d’être au contact d’autres enfants », explique Claudine Berthault, chef de service à l’Institut régional des jeunes sourds (IRJS) qui suit ces douze enfants. Leurs emplois du temps se composent d’abord d’heures de cours spécialisées. « On y travaille tout ce qui touche à la langue française : de la lecture à l’écriture, explique Claire Thébaut, l’une des quatre enseignantes spécialisées. L’accent est surtout mis » sur la syntaxe et le vocabulaire, les principales difficultés de ces enfants. Un gros travail d’orthophonie est également fait. »
Ceux qui le peuvent sont, le reste du temps, intégrés avec les autres écoliers. « En mathématiques, en sports, en arts visuels, ou parfois même en découverte du monde, détaille Claire Berthault, L’objectif est d’offrir à ces enfants la scolarité la plus normale possible. » A l’école, l’expérience est toute nouvelle. « Elle est positive pour tout le monde, estime déjà Jérôme Mark, le directeur, « On fait attention à parler calmement et bien en face des enfants sourds, explique ainsi Stéphane Descoubes, enseignant. Une ouverture d’esprit aussi. « La surdité n’est pas un sujet tabou, mais j’ai constaté que les enfants ne font même plus cas du handicap de leurs camarades », reprend Jérôme Mark.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr © 14 Mars 2011 à Poitiers

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