Cindy, 31 ans Des ateliers bébés-signeurs

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«Diplômée en langue des signes, je souhaite lancer dans la région des ateliers pour bébés-signeurs, une formule qui fonctionne déjà très bien ailleurs. Je m’adresse aussi bien aux familles qu’aux écoles, crèches, assistantes maternelles, enfants autistes… L’idée, c’est d’utiliser le langage des sourds comme outil de communication dans le monde entendant. Les petits qui ne maîtrisent pas encore la parole peuvent, grâce à la langue des signes, se faire comprendre d’un geste sans frustration, peur ni énervement. L’apprentissage se fait par le jeu, les chants signés, les comptines… Les bambins n’en apprennent que plus vite à parler, tout comme le quatre-pattes précède naturellement la marche. Je suis nouvellement arrivée à Ploubezre, la coop me permet de tester mon activité sans risque et de rencontrer du monde.»
«J’ai suivi une formation en gestion et maîtrise de l’eau. Mon projet: créer des baignades naturelles ou piscines écologiques, proposer des systèmes d’assainissement par les plantes et installer des récupérateurs d’eau de pluie.» «Demandeur d’emploi, je suis passé par une école de projet. Intégrer la coopérative

Avant-Premières constitue donc pour moi une suite logique. Je souhaite créer une entreprise en adéquation avec mes valeurs de respect de l’environnement et mes compétences. La coop m’apporte une méthodologie et des conseils pratiques: comment démarcher les clients, savoir calculer le juste prix d’une prestation, etc. Ce que je recherche, c’est aussi l’émulation du groupe. Ici, je rencontre des gens qui, comme moi, défendent, à travers un projet professionnel, un projet de vie.»
Marie, 52 ans, de Mantallot, s’est retrouvée sans emploi quand l’entreprise qui l’employait en agencement de camping-cars a déposé le bilan. Sa fille, Amélie, 28 ans, habite Yffiniac. Elle a suivi une formation en tapisserie d’ameublement. La mère et la fille se lancent aujourd’hui ensemble pour créer leur entreprise de confection et restauration de siège. Marie s’occupera du travail du bois et de toute la partie ébénisterie. Amélie, des tissus, revêtements et couture. «On a connu la coopérative Avant-Premières par le bouche-à-oreille. La formule nous correspondait bien: on sait ce qu’on veut faire, mais on était très peu informées du statut juridique à adopter pour travailler à deux, sans prendre trop de risques. Depuis qu’on l’a intégrée, on mène toute une réflexion qu’on n’avait pas au départ
Zora, 40 ans, est arrivée il y a sept ans du Maroc pour suivre son mari, médecin hospitalier à Lannion. «J’ai fait ce choix de faire passer la famille avant mon métier, pourtant j’adorais mon activité de styliste modéliste. Aujourd’hui, il me manque, et comme mon petit dernier a soufflé ses trois bougies…» Au

Maroc, Zora naviguait entre son atelier de confection, les maisons qu’elle était chargée de décorer et les défilés de mode, notamment de robes de mariées de sa création. Avec Avant-Premières, cette diplômée de l’École supérieure des arts et de la mode a décidé de tester la commercialisation d’articles qu’elle confectionne (foulards, coussins, tableaux,etc.) en deux temps. «Je vais d’abord ouvrir un site web pour vendre par correspondance, avant de prendre une petite boutique à Lannion.»
Marc, 38 ans, l’électricité, ça le connaît. «J’ai longtemps bourlingué sur les routes de France, multipliant les emplois en intérim. Maintenant, ça y est. Ça fait trois ans que je me suis posé à Ploulec’h et je ne compte pas en bouger d’aussi tôt. L’intérim n’est pas très dynamique ici, ça fait un moment que je pense m’installer à mon compte. Avec ce frein: toute la paperasse administrative, ça me fait un peu peur. » «La boutique de gestion m’a dirigé vers Avant-Premières. L’hébergement au sein de Bâti-Premières (branche bâtiment de la coop), c’est tout bonus pour moi. La coop gère les déclarations et moi, je peux me consacrer à ce que je sais faire, branchements et installations électriques. Ici, il y a aussi une éthique, l’idée d’un réseau de contacts et d’entraide. C’est important.»
Sabrina, 29 ans, n’a jamais été salariée. «Dès la fin de mes études, je me suis lancée comme graphiste libérale, réalisant logos, enseignes, pancartes, marquage de véhicules, des entreprises, artistes ou associations. J’ai ainsi travaillé six ans à mon compte avant de venir m’établir, l’an dernier, à Trémel. Là, gros coup de blues. Parce qu’être à son compte, c’est bien souvent être seule face à ses charges et à ses doutes. En arrivant dans cette région où je ne connaissais personne, cette solitude professionnelle m’a soudain pesée. J’étais face à un dilemme. Soit j’arrêtais tout, soit je trouvais le moyen de me rebooster!» C’est donc moins pour chercher un statut ou des connaissances en gestion, qu’elle a déjà, que pour trouver les conseils et l’émulation d’un groupe que Sabrina a intégré Avant-Premières. Avec succès.

Source : http://www.letelegramme.com © 3 Mars 2011 à Lannoin

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