Hôpital. Améliorer l’accueil des personnes sourdes

0
59
Préoccupés par les conditions d’accès aux soins des personnes sourdes à Brest, 14étudiants en santé apprennent la langue des signes.

Sensiblesau manque de professionnels capables de communiquer avec des patients malentendants, de futurs médecins ou infirmiers proposeront,le 18février, une conférence à ce sujet.

Pour attirer l’attention sur les conditions d’accès aux soins des sourds à Brest, 14étudiants en faculté de médecine et en école d’infirmier ont décidé d’organiser la conférence «Soigner en signant», le vendredi 18février. Au programme, des témoignages de personnes malentendantes, aux prises avec le monde médical, mais aussi l’intervention de membres de l’unité d’accueil et de soins pour les patients sourds en langue des signes du CHU de Rennes.

Traduction imprécise

«Il y a un gros manque, concernant l’accueil et le soin des personnes malentendantes au CHU de Brest», explique Ronan Jégot, étudiant en cinquième année de médecine et membre de l’association Divaskell (association étudiante de solidarité). Au CHU de Brest, aucune unité d’accueil et de soins pour les patients sourds en langue des signes ne prend en charge les malades malentendants. Pour yêtre soignées, les personnes sourdes doivent venir avec leur propre traducteur. Et aux urgences, le personnel soignant n’a pas d’autre recours que de faire appel aux cinq interprètes de la langue des signes répartis entre Morvan, Bohars et Guilers. «Le problème des interprètes est qu’ils peuvent involontairement couper le patient sourd de son médecin, poursuit Ronan Jégot. La langue des signes est moins riche que le français et la traduction de l’interprète peut s’avérer moins précise que ce que veut réellement exprimer le malade».

Communiquer sans intermédiaire

En 2009, les 14étudiants en santé organisateurs de la conférence avaient fait appel à l’association Divaskell pour les aider à financer des cours de langue des signes, qu’ils pratiquent depuis avec l’Union régionale des associations de parents d’enfants déficients auditifs (Urapeda), à raison de deux heures par semaine. «Je ne sais pas si cette conférence sera suffisante pour faire bouger les lignes mais échanger avec des médecins qui savent signer, et donc communiquer directement avec leur malade, va peut-être donner des idées au CHU de Brest», conclut Ronan Jégot. Pratique. Conférence «Soigner en signant» le vendredi 18février de 18h à 21h30 faculté Victor-Segalen amphithéâtre Guilcher.

Source : http://www.letelegramme.com © 02 Février 2011 à Brest

Écrire un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.