Le limogeage de deux anciens dirigeants de l’institut des jeunes sourds contesté

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Le directeur général et le directeur adjoint ont été licenciés pour faute grave, en janvier 2009. L’association gérant l’établissement leur reproche des dysfonctionnements et des faits de harcèlement.

En charge de la gestion de plusieurs établissements accueillant des malentendants, l’association de patronage de l’institution régionale des jeunes sourds d’Orléans a-t-elle, en janvier 2009, injustement limogé le directeur général et le directeur adjoint de l’institut pour sourds et déficients auditifs (Iresda) de Saint-Jean-de-la-Ruelle ? Oui, soutiennent les intéressés qui, ce mercredi matin, contestent devant le conseil des prud’hommes d’Orléans le licenciement pour faute grave dont ils ont fait l’objet.
Par la voix de leur conseil, Me Paul Riandey, les deux anciens dirigeants rejettent vigoureusement les arguments avancés par le conseil d’administration de l’association. Lés fautes invoquées sont de deux ordres. Les premières concernent de « graves dysfonctionnements». Les secondes, étayées par des témoignages de salariées, font état de « harcèlement moral ».
Primes exceptionnelles
Les dysfonctionnements ? Me Valérie Bardin, du barreau de Clermont-Ferrand, en donne
quelques exemples à la barre, qui évoque le licenciement « sans cause réelle et sérieuse » d’une employée, prononcé par le directeur général, en lieu et place du président de l’association, contraignant cette dernière à verser à l’intéressée 20.000 euros. Ou bien encore, le renouvellement, à plus de cent reprises, du contrat à durée déterminée (CDD) d’une même employée.
Du côté des requérants, on soutient que les cadres dirigeants bénéficiaient d’une délégation les autorisant à gérer le personnel. Et que le recours aux CDD, portant sur quelques heures ou quelques jours, n’avait rien d’abusif. Plus grave, selon le conseil des défendeurs, les deux dirigeants se sont octroyé des primes exceptionnelles de plus de 2.200 euros, dont ont également bénéficié trois. autres membres de l’encadrement. Des primes prévues par l’accord sur la réduction du temps de travail, rectifient les deux directeurs, ce que dément Me Bardin.
S’agissant des faits de harcèlement, l’avocate de l’association verse aux débats des attestations de plusieurs pages faisant état de réflexions et de jugements de valeur navrants, que les deux anciens dirigeants, soutenus à l’audience, par une vingtaine de salariés de l’Iresda, contestent d’un hochement de tête appuyé.
Le conseil des prud’hommes rendra son délibéré le 9 juin.

Source : La république du centre © 18 Mars 2010 à Orléans

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