Surdité : les jeunes enfants sont aussi concernés

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Une association nordiste mène une campagne de dépistage auprès des écoliers de maternelle. Environ 5 % des 30 000 enfants du Nord présentent des problèmes d’audition. Le point avec Patrick de Bue, directeur de l’Association de prévention et d’éducation sanitaire – actions locales (APESAL).

C’est peu connu : des problèmes de perception peuvent être provoqués par des otites ou par des bouchons de cérumen. Cela peut être aussi congénital. Tous les ans, on découvre un à deux cas de sourds profonds.
À la naissance, on réalise des tests auditifs. Il faut en faire à nouveau en maternelle ?
Cela devrait être généralisé à la naissance. Ce n’est pas le cas. Il s’agit d’expérimentations, comme à Jeanne de Flandre (Lille). La généralisation est à l’étude.

En quoi consiste le dépistage mené par l’association ?
Tous les enfants de maternelle des écoles du Nord, soit plus de 30 000 enfants, sont concernés. Il s’agit d’un test comportemental auditif, développé par le professeur Vaneecloo, du CHRU de Lille. Un appareil diffuse trois sortes de sons : des rires de bébé, des aboiements de chien et une musique de carillon d’endormissement. Ces sons sont diffusés dans des hauts parleurs à 60 cm de chaque oreille et le professionnel, un orthophoniste ou une infirmière, observe les réactions de l’enfant.

Quelles solutions peuvent apporter la médecine et la chirurgie ?
La pose d’implants cochléaires peut permettre à un sourd profond d’entendre, de percevoir les sons et d’apporter la parole. Mais ce n’est pas toujours faisable. Il existe aussi des interventions sur l’oreille interne. Plus on intervient tôt, plus on enlève une souffrance potentielle à l’enfant.

Parents et enseignants peuvent-ils agir ?
Il peut y avoir des signes d’appel : un enfant qui éprouve des problèmes de communication, qui a tendance à se renfermer sur lui-même, qui ne répond pas lorsqu’on l’appelle… Il faut aussi consulter régulièrement un pédiatre ou un médecin généraliste. C’est parfois négligé.

Cette campagne est menée depuis 1991. Quelles évolutions avez-vous relevées ?
La proportion d’enfants touchés reste la même. En revanche, les parents dont le premier enfant a bénéficié d’un dépistage sont plus attentifs pour les autres enfants. Par ailleurs, nous avons une cellule de suivi qui s’assure que les enfants bénéficient de soins si nécessaire. Plus de 85 % des enfants concernés sont dans ce cas. C’est assez formidable dans le Nord. La moyenne française n’est que de 50 % environ. w Rens. : www.apesal.fr

La pose d’implants cochléaires peut permettre  à un sourd profond d’entendre, de percevoir les sons et d’apporter la parole. Mais ce n’est pas toujours faisable.

Source : http://www.nordeclair.fr © 09 Mars 2010 à Lille

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