Lycée Victor-Hugo. La langue des signes

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En 2006, le rectorat a accepté de mettre en place l’option LSF (Langue des signes française) au baccalauréat. À Hennebont, le lycée Victor-Hugo est l’un des seuls établissements en France à proposer cette option, de la seconde à la terminale. Jean-Pierre Tafzi, professeur sourd, dispense ses cours à une vingtaine d’élèves par niveau et par classe.

Jean-Pierre Tafzi (à gauche) avec ses élèves de seconde.
Jean-Pierre Tafzi (à gauche) avec ses élèves de seconde.

Filmés à l’oral

«En seconde, lors des premiers cours, la prise de contact avec les élèves n’est pas évidente. Le handicap est partagé: je ne les entends pas, ils ne comprennent pas encore la langue des signes. Mais leur curiosité et le fait que ce soit une langue visuelle permettent d’échanger rapidement», explique Jean-Pierre Tafzi. Comme pour les autres matières, les lycéens sont notés à l’écrit et à l’oral. Lors des interrogations écrites, les résultats obtenus sont bons. «Pour l’oral, je note les élèves en les filmant: je peux ainsi évaluer l’expression du visage, le vocabulaire, la grammaire et la fluidité des signes. Je n’obtiens pas d’aussi bons résultats, mais je prends en compte la difficulté pour les adolescents de s’exprimer face à une caméra».

Des débouchés

Les élèves de terminale, ayant choisi l’option LSF passent leur examen à Rennes. Les résultats obtenus sont très satisfaisants. Il y a beaucoup de débouchés professionnels. «En France, le manque d’interprètes pose un vrai problème pour l’accès aux soins, à la culture ou à l’information des personnes sourdes, qui pratiquent la langue des signes».

Source : http://www.letelegramme.com © 01 Février 2010 à Hennebont

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