Un Décodeur Pour Le Langage Des Signes

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Avec ses confrères du métier, il souhaite de vulgariser la spécialité au Cameroun.

Beau, élégant, teint hâlé, cheveux courts, vêtements repassés avec le plus grand soin, corps effilé sur 1m72 le long duquel se répartissent 68 kg, pas alerte, ton conciliateur, visage serein. Georges Olivier Bassilekin est ainsi décrit mais il n’aime pas qu’on parle de lui en ces termes. Comment pourrait-il en être autrement avec un gentleman de 37 ans pour qui les salles des conseils d’administration, des assemblées générales, et des séminaires sont les milieux privilégiés où, sur lui, repose la tâche de donner le sens des mots aux sourds?

Né le 1er Décembre 1972 à Yaoundé, Georges Olivier Bassilekin fait toutes ses études à Yaoundé. Il obtient sa maîtrise en géologie appliquée en 2003 à l’Université de Yaoundé I. A peine sorti du campus, c’est à la paroisse catholique de la Cité verte de Yaoundé, que M. Bassilekin débute la formation d’interprétariat en langue des signes francophones sous les auspices de Gertrude Beyina, spécialiste d’éducation pour enfants déficients auditifs. Cette formation s’achève en 2005 dans un groupe mis sur pied par le Sénégalais Roger Baben.

Il se perfectionne sous l’éclairage de Dieudonné Fopossi, interprète en langues des signes des discours du chef de l’Etat. « Depuis 2007, je suis une formation d’ordre déontologique au près de M. Dieudonné Fopossi. La déontologie du métier d’interprétariat enseigne les principes d’interprétariat, qui sont différents en fonction des contextes. L’interprète ne doit pas laisser transparaître ses sentiments pendant l’interprétation. L’interprète n’est pas là pour défendre les sourds. Car ils sont capables de défendre leurs droits. L’interprète doit captiver son public ».

Bassilekin est régulièrement sollicité par le ministère des Affaires sociales (Minas). Et c’est dans le cadre de la convention Minas – Institut africain d’informatique (Iai Cameroun) à Yaoundé qu’il est engagé dans un séminaire de formation en bureautique et Internet à l’Iai Cameroun, où huit déficients auditifs prennent part du 3 au 28 Août 2009.

A l’église de la Cité verte, il tient le Groupe des amis et interprètes des déficients auditifs (Gaida) mis sur pied par Roger Baben en 2003. « Nous formons des jeunes camerounais en langue des signes en leur donnant des rudiments d’interprétation afin qu’ils puissent passer les enseignements bibliques. D’abord nous leur donnons les bases : la configuration, l’orientation, l’emplacement, le mouvement. La deuxième phase est celle de la grammaire. Il faut savoir comment ça se dit en langue des signes. » Afin de développer, vulgariser et partager cette science, l’Association des traducteurs, terminologues, réviseurs et interprètes du Cameroun (Attric) se met sur pied. « L’interprétariat devrait nourrir son homme au Cameroun. Mais il se trouve que c’est pas développé dans les moeurs Or il faut des interprètes dans les hôpitaux,

Source : http://www.cameroon-one.com © 19 Aout 2009 à Cameroun

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