150 ans d’histoire depuis Monsieur de Larnay

2
81

Larnay est le nom de ces terres, limitrophes de Bellejouanne et de Montmidi. Quand on passe sur la rocade on ne peut

Ce livre retrace la vie de l’abbé et l’histoire des sœurs sourdes oblates de la Sagesse.
Ce livre retrace la vie de l’abbé et l’histoire des sœurs sourdes oblates de la Sagesse.

Installation sur le domaine de Larnaypas rater la flèche du clocher planté haut sur l’ardoise de la chapelle de Larnay. Mais tout cela a une histoire que raconte Jeanne Marie, dans un livre à deux titres, « Ce bon père, Monsieur de Larnay », et « Livre des sœurs sourdes Oblates de la Sagesse. » Cet ordre fondé justement par celui qu’on appelleMonsieur de Larnay, célèbre ce week-end son 150e anniversaire. C’est l’occasion pour ces sœurs de faire connaître la congrégation de sœurs sourdes uniques dans le monde. « Écrire un livre sur le sujet était chose impossible », disent-elles. « Le projet était dans nos têtes depuis très longtemps, mais nous ne pouvions le réaliser. La rencontre avec Jeanne Marie a été décisive. » Les archives lui ont été confiées et elle a compris tout à fait les volontés des religieuses qu’elle a respectées à la lettre, puisqu’il s’agissait d’écrire. Elle a respecté l’expression des expériences diverses et celles héritées des plus anciennes. C’est l’occasion aussi de faire connaître le nom de l’abbé Charles-Joseph Chaubier de Larnay plus connu sous le nom de Monsieur de Larnay qui a distribué sa fortune aux œuvres de charité pendant la première moitié du XIXe siècle. Une expérience existait déjà à Chauray, dans les Deux-Sèvres, où on accueillait des sœurs sourdes. Des ateliers ont été mis en place, différents travaux confiés à cette congrégation créée, le 27 juin 1859, par le chanoine de la cathédrale de Poitiers, appelé par la suite comme aumônier des jeunes sourds de Pont-Achard.

A l’époque de la construction de la ligne de chemin de fer, en 1847, il décide d’installer les trente personnes sourdes sur ses terres de Larnay et de se consacrer à cette œuvre. L’homme est mort en 1862, sans avoir vu le décret du gouvernement promulguant l’institution de Larnay d’utilité publique, ce qui lui assurait sa protection et sans avoir vu non plus l’achèvement des travaux du domaine. Mais il a eu le temps, dit la chronique, de voir les premières sourdes faire leur profession dans l’habit de Notre-Dame des Sept Douleurs. Cinquante ans plus tard, le pape Pie X les agrégeait aux filles de la Sagesse en qualité d’Oblates de la Sagesse. Une plaque commémorative a été dévoilée hier, et une rue va porter le nom de Charles Chaubier de Larnay qui mène à l’institution.L’occasion également de fêter les cinquante ans de vie religieuse de sœur Françoise Riou. « Ce Bon Père, Monsieur de Larnay » et « Livre des sœurs sourdes oblates de la Sagesse », par Jeanne Marie, éditions des sœurs Oblates de la Sagesse, 15 € Ce dimanche, de 9 h 30 à 18 h, animations, messes… sur le site de l’Institution de Larnay, à Biard.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr © 28 Juin 2009 à Biard

2 COMMENTS

  1. Bonjour Madame ou Monsieur, mercredi 4 novembre 2009 à Paris.

    Les Soeurs de la Sagesse et Soeurs Oblates de Larnay me font aller sur le lien qui conduit à ces extraits du livre et de vos commentaires.
    Je suis Jeanne Marie, l’auteur et je voulais vous remercier de parler de l’abbé de Larnay, des religieuses et particulièrement
    des Filles de la Sagesse et des Soeurs sourdes Oblates de la Sagesse. Et, si vous le permettez, apporter quelques petites
    précisions.
    En 1833, Monsieur l’abbé de Larnay a d’abord été le directeur spirituel en quelque sorte de la toute jeune Institution des sourdes et muettes
    qui venait d’être fondée à Poitiers, à Pont Achard exactement, sur l’initiative du Père Gabriel Deshayes, Supérieur
    général des Filles de la Sagesse. Des religieuses prenaient soin de fillettes et d’adolescentes sourdes et muettes dans l’établissement.
    Puis en 1847, pendant la construction du chemin de fer, l’abbé de Larnay et sa mère ont offert l’hospitalité aux Soeurs et à leurs pensionnaires
    dans leur ancien château de Larnay, qui était devenu leur villégiature près de Poitiers.
    Le provisoire est devenu définitif et des aménagements, constructions, embellissements, etc. ont complété l’installation de l’oeuvre qui ne cessait
    de croître.
    En 1859, trois ans avant sa mort prématurée -il n’avait que soixante ans- l’abbé de Larnay a réalisé un de ses rêves : fonder une congrégation
    pour les sourdes-muettes et même les aveugles (car il y en avait désormais à Larnay) qui désiraient offrir leur vie à Dieu. C’est ainsi qu’est née
    la congrégation Notre-Dame-des-Sept-Douleurs le 27 juin 1959. Plus tard, la congrégation, toujours greffée comme une branche à l’arbre des
    Filles de la Sagesse, est devenue celle des Soeurs Oblates de la Sagesse de Larnay.
    Bien cordialement à vous,
    Jeanne Marie.

  2. De tout cœur près de vous en ce 4 novembre, jour de Saint Charles Borromée (1538-3 nov.1584). Comme chaque année, grand jour de fête à Larnay, près de Poitiers, dans l’Institut des Sourds et Aveugles, qui honore son bienfaiteur : l’abbé Charles-Joseph Chaubier de Larnay plus connu sous le nom de Monsieur de Larnay. (cf. « Ce Bon Père, Monsieur de Larnay » Jeanne Marie, Ed. Sœurs Oblates de la Sagesse. http://www.jeanne-marie.fr/ )
    Homme charitable totalement engagé dans sa foi et ses valeurs, l’abbé de Larnay (1802-1862) a lutté jusqu’à son dernier souffle contre l’abandon des malades, des infirmes et des vieillards, contre l’illettrisme et l’ignorance, tant en France que dans les missions étrangères. Pas un seul être dans le besoin n’était écarté de ses prières et de ses innombrables actions généreuses. Mais son œuvre de prédilection, celle qui reste attachée à son nom est celle des sourdes, muettes et aveugles.
    Lorsqu’en 1833 il devient aumônier de l’Etablissement des Sourdes-Muettes de Pont-Achard, à Poitiers, dirigé par Sœur Marie-Victoire, Fille de la Sagesse, le jeune abbé de Larnay est bouleversé.. Il éprouve le besoin de protéger par ces fillettes si vulnérables et attachantes. En 1847, pendant la construction de la ligne du chemin de fer Paris-Bordeaux et avec l’accord de sa mère, il installe ses chères enfants dans leur propriété familiale de Larnay. Et jusqu’à sa mort en 1862, c’est en bon père de famille qu’il transforme et agrandit l’ancien château de sa famille, à Larnay, pour abriter l’Institution des Sourdes, Muettes et Aveugles de Larnay. Il y fait construire, selon ses plans, la magnifique chapelle Notre-Dame de Larnay où des vitraux représentent les membres de sa famille : son père et l’archange Gabriel, sa mère et Sainte Catherine, sa sœur et Saint Louis, son frère et Saint Victor . Lui-même figure près de saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés de Milan : c’est le tableau de la charité dans tout l’éclat de son héroïsme.
    Le 27 juin 1859, trois ans avant de disparaître prématurément, l’abbé de Larnay fonde la congrégation des sœurs sourdes de Notre-Dame des Sept Douleurs, aujourd’hui appelées Sœurs Oblates de la Sagesse de Larnay. A travers elles, la tradition revit chaque année pour la saint Charles où toute la « maison de Larnay » est en fête comme jadis. Jeanne Marie.

Écrire un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.