Les personnes malentendantes veulent se faire entendre

0
47

L’Association de l’Ouïe de l’Outaouais (ADOO) monte aux barricades et demande au gouvernement Charest l’accès à deux appareils auditifs et la reconnaissance officielle de la langue des signes québécoise (LSQ).

Profitant du mois de l’ouïe, des représentants de l’organisme régional créé pour faire respecter les droits des personnes vivant avec une surdité ont réitéré leurs demandes lors d’une conférence de presse, ce matin.

D’une part, ils souhaitent voir le gouvernement modifier ses critères quant à la gratuité de deux appareils auditifs. Actuellement, seules les personnes de moins de 18 ans, sur le marché du travail ou aux études ont accès à deux appareils payés par la Régie de l’assurance maladie du Québec.

Les gens sans emploi ou retraités doivent débourser entre 1000$ et 2000$ pour le second appareil non couvert par la RAMQ. À ce prix beaucoup d’entre eux choisissent tout simplement de s’en passer.

«Lorsque les gens ont seulement un appareil auditif, ils n’ont aucun moyen de bien percevoir les sons qui les entourent. En plus, l’autre oreille se détériore donc la surdité de celle-ci augmente, déplore la directrice de l’ADDO, Carole Normand. Comme la population vieillit rapidement, de plus en plus de gens ont besoins d’appareils et c’est eux qu’on pénalise le plus présentement.»

Mme Normand s’est récemment entretenue de la question avec la députée provinciale de Hull, Maryse Gaudreault. «Mme Gaudreault semblait très ouverte à l’idée d’appuyer notre revendication…», indique-t-elle.

L’association fondée en 1995 souhaite également voir la langue des signes québécoise être reconnue officiellement, au même titre que le français ou l’anglais. On estime qu’entre 50 000 et 60 000 enfants utilisent la LSQ comme langue maternelle.

«Si on la reconnaissait, on serait obligé de nous fournir de meilleurs services. Par exemple, les services d’interprétation seraient améliorés. En ce moment, en Outaouais, le service est absolument médiocre», soutient Mme Normand.

Le langage signé est officiellement reconnu dans une quarantaine de pays à travers le monde. Au Canada, il est reconnu en Ontario, au Manitoba et en Alberta.

Écrire un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.